Bravo Club continue son bonhomme de chemin en 2019-2020

Production
Avec le Bravo Club Alimatha aux Maldives (156 bungalows dont 34 sur pilotis), le TO a une proposition de club haut de gamme tout compris pour cet hiver

Bravo Club a révisé son business plan au vu d’une croissance plus modérée que prévue. Patrice Caradec, son président, annonce la mise au point d’un outil technologique de recherche de vols. Le tour-opérateur français affichera 20 hôtels-clubs pour la saison 2020 dont huit en commun avec sa maison mère Alpitour.

 

D’ici deux ou trois mois, Alpitour France va tester une nouvelle technologie flex. Elle consiste à aller chercher prix et disponibilités sur des vols réguliers. Cet outil permettra au TO d’offrir de la souplesse à ses clients en termes de durée de séjour.

 

« Le client aujourd’hui veut pouvoir séjourner 5 nuits ou 9 nuits, pas seulement 7 ou 14 » indique Patrice Caradec, président d’Alpitour France.  Le TO s’est lancé sur le marché français il y a deux ans avec « une sensibilité produit, maintenant on cherche la technologie pour répondre aux besoins des clients » explique-t-il. Le test commencera sur deux destinations, Maroc et Maldives.

 

Davantage de long-courrier

L’outil est d’autant plus pertinent que Bravo Club a choisi de développer son offre d’hôtels-clubs francophones tout compris sur le long-courrier. Ainsi cet hiver, le TO ouvre un club au Vietnam, en Thaïlande, aux Maldives et  un second à Oman (près de Salalah). Sur la côte est du Mexique, il change d’hôtel au profit d’un Bravo Club à Tulum« il y a nettement moins de sargasses que du côté de Cancun ».

 

Le TO conserve ses Bravo Club à Cuba, en République dominicaine, à Zanzibar, Nosy Be (Madagascar), Oman (Sifawy, près de Mascate) et côte Pacifique du Mexique (Puerto Vallarta). Dans 4 destinations, Thaïlande, Vietnam, Oman, Mexique, Bravo Club propose un produit combiné club + circuit. « Prévus pour 15 pax maximum, ces circuits offrent une première découverte avec guide francophone » précise Patrice Caradec.

 

Un concept bien défini

« Plus rémunérateur », « moins concurrentiel », « sans surcapacité comme le bassin méditerranéen », le long-courrier est clairement l’axe de croissance pour Bravo Club. Le TO y trouve des petites structures hôtelières (80 à 150 chambres) où déployer son « esprit village ». L’expression désigne les valeurs de « convivialité » et « proximité » que Bravo Club veut mettre en avant dans ses clubs.

 

« L’esprit village s’entend comme un anti-resort, détaille Patrice Caradec. Nos clients ne sont pas noyés parmi une clientèle internationale au milieu d’un immense hôtel. Dans nos Bravo Club à taille humaine, on profite de l’animation, on se fait des copains,  on fait du sport. Un délégué est présent 24h/ 24 pour répondre à toutes les questions. »

 

Plus de synergies avec Alpitour

Au global, Bravo Club offrira 16 clubs cet hiver et 20 sur l’année 2020. Huit d’entre eux seront communs avec la clientèle italienne de sa maison mère, Alpitour. Un moyen pour le TO français d’élargir sa palette de clubs avec des produits de qualité en limitant les coûts. « Alpitour est reconnu pour avoir des emplacements de choix avec toujours de très belles plages. Aux Maldives, par exemple, le groupe est propriétaire de 3 îles-hôtels, et nous ouvrons le Bravo Club Alimatha de 156 bungalows. »

 

Objectif équilibre financier en 2020

Sur l’année 2019 (exercice clos à fin octobre), Bravo Club aura enregistré « entre 30 et 32 M€, en progression de 36% -on attendait +50%-, pour environ 30.000 clients, en hausse de 33% ». Patrice Caradec qui espérait frôler les 40 M€ de CA se félicite néanmoins qu’« Alpitour France grandisse dans un marché atone ».

 

Avec « une croissance modérée mais profitable », le TO compte atteindre l’équilibre en 2020. Une offre plus large en long-courrier devrait permettre d’augmenter son panier moyen à plus de 1.100€. A noter que pour Cancun et Punta Cana, Bravo Club a modifié son plan de vol après la défaillance de XL Airways au profit d’Air Europa, Air France et Air Caraïbes.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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