Cap Inde Asie Infiny : les havelis, vous connaissez ?

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Après avoir quitté la quiétude de Khandela, la traversée du désert de Thar débouche à Mandawa afin de découvrir la splendeur des havelis, ces anciennes demeures de princes ou riches marchands. En fin de journée, on atteint Bikaner pour une première approche… en rickshaw. Grand moment  stoppé net par une tempête de sable. Aux abris…dans un refuge princier, vrai de vrai !  

 

L’inattendu se glisse souvent dans les chemins de traverse… Dix minutes après notre départ de Khandela au petit matin, drame ! Kim se rend compte qu’elle a oublié son blouson dans la délicieuse demeure du rajah. Pas de temps mort. Le temps de réceptionner le colis, la visite d’une fabrique artisanale de briques s’organise sur une suggestion de notre guide Pankaj Dubey. Le blouson sera livré à bord d’une moto rutilante. Pas de doute, le service de l’hôtel Castle Khandela est un modèle d’efficacité et de gentillesse.

 

Mandawa et ses havelis

Près de trois heures plus tard, voici Mandawa. Les rues sont désertes. La saison touristique est à l’étiage en cette période de températures de folie. Et les mauvaises habitudes perdurent. Celles de quémander de l’argent pour une photo, ou des bonbons et des euros pour la beauté du geste ! On songe avec nostalgie à l’étape précédente où ces us et coutumes n’ont pas cours.

 

Le village de Mandawa est un spot de choix pour découvrir une myriade d’havelis. Ces hautes et gigantesques demeures de princes et riches marchands sont alignées sur les anciennes routes de la soie et des épices. Elles concentrent l’extraordinaire talent des meilleurs artisans du pays entre le XVe et le début du XXe siècle.

 

Techniques, trésors et désert du Thar

Belles portes fortifiées, cours intérieures en marbre, façades de pierre sculptées et décorées d’une profusion de fresques peintes à partir de pigments naturels. Ocre pour les rouges, safran et urine de vaches nourries aux feuilles de manguiers pour les jaunes, indigo pour les bleus, suie pour le noir…

 

Faute d’argent, un grand nombre de ces trésors sont à l’abandon, parfois à peine défraîchis. D’autres ont été restaurés, transformés en hôtel, ou en boutique. D’un pas alerte, on montera sur les toits –terrasses. Pause photo. Et l’on testera entre les murs la fraîcheur étonnante des pièces, résultat d’ingénieuses ouvertures.

 

Après un arrêt déjeuner dix minutes plus loin dans le très accueillant  hôtel Sara Vilas, un complexe de caractère, très récent, cap sur Bikaner en fendant le désert du Thar, ses dunes de sable et étendues pierreuses piquées d’acacias et de buissons.

 

Dans la circulation de Bikaner

Dès notre arrivée à 18h, on troque notre bus contre des rickshaws afin de visiter la vieille ville de Bikaner. Il faut avoir le cœur bien accroché. A une heure d’affluence, l’expérience s’avère inoubliable, renversante, déroutante et sera le coup de cœur de la journée de Céline, Véronique et Christine.

 

Dans un vacarme assourdissant de klaxons, le gymkhana à moto, vélo, troupeaux de vaches, relève du rodéo. C’est la ville indienne que l’on attend, grouillante d’activité… et de pollution !  On pose pied à terre pour rejoindre une rue étonnamment calme où se dresse une série d’incroyables havelis façonnés, cette fois, dans le grès ocre. C’est le secret le mieux gardé de Bikaner, « peu de guides touristiques en font mention » relève Pankaj Dubey, un guide décidément plein de ressources.

 

Chez le maharaja de Bikaner

Et alors que nous devions partir à pied vers le marché, le ciel soudain change de couleur. Un voile blanc a dressé sa toile annonçant une tempête de sable d’une violence inouïe. Thérèse et Hugo sont particulièrement fascinés. On zappe donc le marché pour rejoindre notre abri de la nuit.

 

Narendra Bhawan, 82 chambres, n’est pas un hôtel comme les autres. Érigé il y a 500 ans, il s’agit de la résidence du dernier maharajah de Bikaner, Narendra Singhji (1948-2003). Tous ses souvenirs sont restés dans les murs : pièces de collection, photographies et autres objets précieux comme le piano rouge où l’on peut lire : « Je ne regrette rien » en hommage à Edith Piaf.

 

Dans ce lieu magique, on ne regrette rien : le repas, le billard, le service, les salons, la chambre.. On aime tout, excepté l’heure du réveil demain, 6h30. Pour le bain dans la piscine installée sur les toits  terrasses, on repassera !

 

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