Eductour Fram en Egypte: au fil de l’eau jusqu’à Louxor

Production

Réveillés aux aurores pour visiter Edfou, les quarante agents de voyages invités par Fram ont testé la balade en calèche. La journée s’est ensuite écoulée sur le Framissima Lady Carol au rythme du Nil. Avant une soirée très attendue dans le souk touristique et le temple de Louxor.

 

Six heures trente. L’encadrement Fram avait bien prévenu la veille, et le matin tout le monde était prêt à l’aube. Sur le port d’Edfou, on est assailli par l’odeur de crottin et les cris des cochers qui s’interpellent du haut de leurs calèches. On grimpe à deux dans ces voitures de type Victoria qui ont dû connaître la reine du même nom, et en route pour le temple d’Edfou!

 

Fouettant son cheval aussi étique que lui, le cocher égyptien dans sa longue galabiya grise et la tête enroulée d’un foulard beige ne manque pas d’allure. Il fait même la course dans les rues de la ville encore endormie, passant allègrement sur les nids-de-poule, ce qui a le mérite d’achever de réveiller ses passagers. Edfou a l’air en marge du temps, et seules ses calèches semblent faire vivre une partie de ses habitants.

 

Edfou, temple ptolémaïque

On a à peine posé le pied dans le site antique que les marchands se précipitent. C’est à qui arrivera à décrocher une promesse de visite dans son magasin. On sent la fébrilité de celui qui ne fait pas souvent sa journée, et insiste d’autant. Mais le groupe se reconstitue pour passer le portique de sécurité -obligatoire à chaque musée- et découvrir un  temple magnifique dédié à Horus.

 

Deux statues du dieu faucon gardent l’entrée. Chacun y va de son selfie. On a enfilé nos petites laines. L’air est encore frais à 7h30. Ashraf et Amr, nos guides, nous conduisent jusqu’aux salles de pharmacie, de préparation de la statue du dieu pour les grandes fêtes et même à l’autel chrétien. Encore quelques photos et on retourne petit déjeuner à bord du Framissima Lady Carol. Non sans avoir donné un petit bakchich (pourboire) de un ou deux euros au cocher qui nous a emmenés aller-retour.

 

Ecluse d’Esna, impressionnant !

Le navire est reparti. Il lui reste une centaine de kilomètres à parcourir jusqu’à Louxor. Cela prendra presque six heures. Les vendeurs vont travailler un peu avec la présentation de l’autre Framissima égyptien, le Continental à Hurghada.  « On peut le mixer en combiné avec la croisière » précise Abdou, chef de  produit. Plus tard, sur le pont, installés sur des transats, les invités de Fram se reposent.

 

Devant eux, le spectacle -et c’en est un!- des berges du Nil déroule. Changements de couleurs, du beige au rosé en passant par le vert. Alternance de  sols: aride, sableux, pierreux, fertile et couvert de  champs de cannes à sucre), on ne se lasse pas. Ici des vaches paissant, là un minaret sorti de nulle part, plus loin un village aux maisons inachevées, les images se renouvellent. Tout est calme et apaisant. Jusqu’au croisement d’un autre navire du groupe Flash Tour que l’on salue comme il se doit à coups de cornes de brume.

 

A Esna, les bruits accélèrent. On passe l’écluse. Le long de la construction métallique, des jeunes hommes jettent des serviettes de plage et des djellabas sur le pont du Framissima, annonçant des prix dérisoires (1 ou 2euros). Certains demandent même du change pour se débarrasser de leurs pièces et obtenir un billet en échange. Mais les passagers sont concentrés. Ils observent le passage de l’Ecluse… La navigation reprend.

 

Louxor, ses sphynk, ses Ramsès et son souk

C’est de nuit que nous aurons visité Louxor. D’abord un tour de bus pour rejoindre le centre de la ville: le nouveau port bien gardé (barrière et hommes armés) est à quelque distance. Puis à nouveau une calèche (plus récente qu’à Edfou) jusqu’à la place du temple. Les reines du souvenir en pierre, papyrus ou coton ont usé leurs talents de négociation avec les marchands du souk touristique de la ville.

 

« Ici on ne harcèle pas » indique un panneau rouge et blanc en français. Devant l’échoppe, le vendeur hèle néanmoins le passant mais « juste pour voir à l’intérieur ». Sacs en cuir, épices diverses, petites crèches en argile peinte côtoient les scarabées porte-bonheur et autres reproductions de statuettes d’animaux.

 

Mais vite, vite, il est temps de rejoindre le temple de l’autre côté de la place où des familles piquent-niquent de nuit sur l’herbe. Nouveau portique et nous voici dans le temple de Louxor, avec ses statues gigantesques de Ramsès II, son allée des sphynx qui mène jusqu’à Karnak, son obélisque orphelin du jumeau emmené place de la Concorde à Paris. L’éclairage nocturne dramatise les expressions des statues. Les ombres jouent avec les alignements de colonnes. Il faudra revenir un jour pour voir tout cela avec la lumière solaire.

 

Les agents de voyages français retournent au bateau pour leur dernier soir en Egypte. C’est une soirée de gala à bord du Framissima Lady Carol. Avec encore un agréable et savoureux dîner. Assurée par les pilotes-vacances JC et Lucas, l’animation a mis le feu. Les équipes ont rivalisé pour le blind-test aux cris de guerre du « piou-piou ». Heureusement, la boite de nuit a mis tout le monde d’accord, jusque très tard.

 

Lire aussi le premier épisode de l’éductour Fram en Egypte: Le Retour tant attendu et le deuxième épisode, Un Framissima sur le Nil.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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