Oman : après la mort du sultan, quelles conséquences pour le tourisme

Destination

Le décès du sultan Qaboos à Oman dans la nuit du samedi 11 janvier a très vite été suivi de la nomination de son successeur. En hôtel-club, en séjour indviduel ou en circuit, les Français sont de plus en plus nombreux chaque année à Oman. Les 40 jours qui vont suivre les trois jours de deuil ne devraient pas modifier les voyages dans le pays. 

 

« Le nouveau sultan Haitham ben Tarek va poursuivre le même chemin que le sultan Qaboos » déclare Rania Khodr, directrice générale de l’office de tourisme d’Oman en France. La femme qui a fait émerger sur le marché français le sultanat comme destination touristique (68.000 Français en 2019, +13,5%) en veut pour preuve la « transition en douceur » qui s’est opérée à Oman en quelques heures.

 

Présidente du tour-opérateur spécialiste Aya Désirs d’Orient, Adeline Kurban-Fiani rappelle qu’Oman s’est « bien développé en moins de 10 ans » sur le plan touristique. « Le sultan était un dirigeant très prudent dans cette région fragilisée. Son pays, sécuritaire, est apprécié des touristes en groupes, en incentives et à la carte », détaille-t-elle. « Il n’y a pas de raison pour que le pays aille dans une autre direction. » 

 

« Pas d’incidence »

Le changement à la tête du sultanat n’aura « aucune incidence » sur le tourisme estime également Guy Zekri, directeur général de Beachcomber Tours, tour-opérateur qui vend Oman surtout en combiné. « Le pays est attractif, safe et tendance » résume-t-il. Il est vrai qu’avec une population musulmane majoritairement ibadite donc ni chiite ni sunnite, le sultanat réussit  se tenir éloigné des tensions régionales. « Oman a toujours eu l’image d’une destination très sûre et très stable, en grande partie due à sa neutralité géopolitique », renchérit Guillaume Linton, président d’Asia.

 

Du côté des opérateurs de club, on pense aussi que cela ne changera pas grand-chose. « Il n’y a aucune incidence sur la production ou le rythme de vente » indique Philippe Sangouard, directeur général de Boomerang qui compte un Kappa Club à Salalah. « Le pays est prisé des Français pour sa sécurité et la qualité de ses prestations. C’est dans la culture omanaise. »

 

« Dry January » sur 3 jours

Chez Bravo Club, qui ouvre cette semaine son second club à Oman, du côté de Salalah, en plus du Bravo Club Sifawy près de Mascate, on attend la fin du deuil national, mardi soir. « Pendant ces trois jours, la vie des hôtels est un peu modifiée: il n’y a pas de musique, pas d’animation et pas d’alcool.  En formule club tout inclus, les clients testent un Dry January sur 3 jours » dédramatise Patrice Caradec, président d’Alpitour France (Bravo Clubs).

 

Pendant 40 jours, les drapeaux seront mis en berne dans tout le pays. Le Festival de Mascate a été annulé. « Le sultan a souhaité que son enterrement et ses condoléances soient simples. Le travail reprend pour tout le monde mercredi » précise Rania Khodr.

 

Des réservations en progression

Une bonne nouvelle pour TUI. Le TO français a une programmation très complète sur Oman: 1 club Lookéa Sultana (top5 long-courrier), 2 circuits NF dont un combiné avec Dubaï, 1 autotour TUI et 2 séjours Passion des îles. A date, « on constate une progression à 2 chiffres pour les réservations sur Oman » et même « à 3 chiffres pour circuits et autotours » annonce le TO.

 

Oman est une destination qui plaît aux Français, confirme TUI. « Nous sommes entre la destination confidentielle et grand public. C’est une destination authentique, sûre et qui a le vent en poupe. Nos clients apprécient particulièrement la gentillesse des Omanais, le confort et la restauration de qualité des hôtels, les bons axes routiers (en dehors des montagnes) notamment. »

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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