TUI/ Transat: le torchon brûle entre les syndicats

TUI Transat

Qui va composer le CCE chargé des négociations avec la direction? Lors de la réunion du 7 décembre, les syndicats de Transat et de TUI n’ont pas trouvé de terrain d’entente. Mais du côté de la CGT comme de la CFDT, on est décidé à « défendre avant tout les intérêts des salariés ».

 

« Il y a eu un malentendu » explique Stéphanie Dayan, membre (CFDT) du CE de Transat à propos de la réunion d’hier.  « Nous n’étions pas favorables à l’accord de structuration proposé par la direction, notamment sur le calendrier – raccourci – du projet One et les sommes allouées pour les experts et avocats », détaille-t-elle. Du coup, les syndicats de Transat, Usapie (majoritaire) et CFDT (minoritaire), n’ont pas signé non plus l’accord de création du CCE (comité central d’entreprise). Au grand dam de la CGT de TUI dont le secrétaire, Lazare Razkallah, se veut « pro-actif ». « La direction a déjà avancé, les comités d’intégration sont en place et ont commencé à travailler. Il faut que nous puissions très vite aller voir les salariés et discuter avec eux » explique-t-il. Car début juin -et non plus fin juin comme initialement annoncé par la direction- , le CCE devra rendre son avis sur le plan de départs volontaires.

Il est donc urgent que le CCE se mette en place et que ses membres soient nommés. A priori, cela devrait se faire « en fin de semaine prochaine« . Techniquement, les accords sur le CCE et sur la structuration seront signés, assure le secrétaire CGT du CE de TUI. « Avec FO et la CFE-CGC, nous avons la double majorité, à la fois parce qu’on est 3 syndicats sur les 5 existants à être d’accord et parce qu’en terme de représentativité, nous avons plus de 70% des voix de l’UES* » précise-t-il. Contactée, la CFDT a fait savoir qu’elle serait d’accord pour signer l’accord sur le CCE. « Nous devons être tous là pour défendre les intérêts des salariés » souligne Stéphanie Dayan. Lazare Razkallah ne dit pas autre chose : « Qu’ils soient TUI ou Transat, nous défendrons tous les salariés. »

S’il dit pouvoir comprendre la crainte de « celui qui est racheté », le secrétaire du CE de TUI souligne que « la direction est à l’écoute et prête à nous donner des moyens pour effectuer notre mission ». A travers des entretiens à Levallois chez TUI, à Ivry, chez Transat, mais aussi à Lyon chez PDI (110 personnes, tout de même) et ailleurs en régions (Lille, Nantes…), les futurs membres du CCE pourront avoir une vision plus précise des enjeux sociaux de la structure cible. Sans oublier les autres points en suspens comme le statut juridique de la future entité, le déménagement, etc.

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

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