Coronavirus : dans les coulisses du Diamond Princess, placé en quarantaine au Japon

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Les nouveaux patients sont rapidement débarqués et hospitalisés sur le sol japonais. ©Adobe stock

Promenades sous conditions, repas dans les chambres… Les passagers du paquebot Diamond Princess placé en quarantaine depuis 3 jours, sur lequel une soixantaine de cas de coronavirus ont déjà été détectés, commentent leur vie à bord sur les réseaux sociaux.

 

La quarantaine pourrait durer jusqu’au 19 février… Placé en confinement au large du Japon, le paquebot Diamond Princess, à bord duquel se trouve près de 3700 passagers, voit chaque jour le nombre de cas de coronavirus détectés augmenter.

 

Le nombre de cas constatés de coronavirus a dépassé la soixantaine vendredi, ont annoncé les autorités du pays, qui doivent à présent examiner davantage d’occupants à bord. Les nouveaux patients – parmi lesquels 21 Japonais, ainsi que des Américains, des Canadiens, des Australiens, un Argentin et un Britannique – devaient être rapidement débarqués et hospitalisés sur le sol japonais.

 

En attendant, les autres passagers continuent de vivre sur le navire, principalement confinés dans leur chambre. Une situation compliquée que certains d’entre eux ont décidé de partager sur les réseaux sociaux. Parfois avec un petit peu d’humour, à l’instar de cet internaute qui a publié une vidéo sur Twitter de passagers pouvant profiter de l’air frais sur l’un des ponts du paquebot. « Meilleur moment de la journée », commente-il à coup de hashtag pour accompagner ses images.

 

 

Les personnes se trouvant cloîtrées sans lumière naturelle ont en effet reçu l’autorisation de se promener sur les ponts en petits groupes pour prendre l’air, mais sous de strictes conditions, dont le port permanent d’un masque lorsqu’elles se trouvent hors de leurs cabines.

 

D’autres accusent beaucoup plus difficilement le coup. Des passagers décrivent un profond ennui à bord, confinés dans leurs cabines, parfois sans fenêtre. Pour les passagers avec terrasse, la situation, bien que plus confortable, inquiète aussi. « C’est une pilule difficile à avaler (…) Je pense que plus ils vont diagnostiquer de cas à bord, plus il y a des chances qu’ils trouvent une raison de prolonger la quarantaine. C’est un peu décourageant », explique ainsi Matt Smith, un Américain de 57 ans, présent à bord avec sa femme Katherine.

 

Pour éviter tout risque supplémentaire, les passagers reçoivent également leurs repas dans leurs chambres, comme en témoignent les photos publiées sur le compte @quarantinedond1, sur Twitter.

 

 

À cela s’ajoute la distribution de gants et thermomètres pour détecter le plus rapidement possible de nouveaux cas. Sans oublier les jeux pour occuper les enfants.

 

 

Hormis les 61 cas de coronavirus du Diamond Princess, le Japon en a enregistré 25 sur son territoire. Un chiffre qui pourrait encore augmenter dans les jours à venir.

 

(Avec AFP)

Publié par Brice Lahaye

Journaliste

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