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Croisières

Comment MSC Croisières fait face à la crise sanitaire et prépare la reprise 

Des croisières MSC reprendront en Méditerranée à partir du 10 janvier 2021. 

Crédit photo ©Adobe Stock

Une nouvelle fois à l'arrêt, la compagnie MSC Croisières reste néanmoins active pour faire repartir ses clients dès que possible. Le point avec Patrick J. Pourbaix, Directeur Général France, Belgique et Luxembourg. 

Si c'est un nouveau coup dur pour la compagnie, sa direction ne se laisse pas pour autant abattre. Après l'annulation de nouvelles croisières pour ces prochaines semaines, Patrick J. Pourbaix, directeur général France, Belgique et Luxembourg de MSC Croisières, organisait jeudi un point sur la situation actuelle, en insistant par ailleurs sur la futur reprise. 

Le MSC Grandiosa, toujours au large, suspendra temporairement ses rotations le 20 décembre prochain à Gênes, en Italie, tandis que le MSC Magnifica, qui devait reprendre ses croisières en Méditerranée occidentale et orientale le 18 décembre, voit lui aussi ses prochains départs être reportés. « L'Italie a pris des décisions en deux temps, d'abord en confinant certaines régions tout en continuant d'autoriser les compagnies de croisières à naviguer. Ce qui est synonyme de sécurité par rapport à ce qui se passait à terre. C'était un signal fort. Mais pour éviter le phénomène de regroupement pendant les fêtes, nous avons finalement décidé d'arrêter, malgré tout, les croisières. Et pas parce que le protocole était remis en cause », commente Patrick J. Pourbaix. 

Les confinements et mesures sanitaires en vigueur dans plusieurs pays européens, puis les nouvelles restrictions instaurées en Italie, limitant ainsi les déplacements vers et depuis les ports d'embarquement pour l’ensemble des passagers, a en effet poussé la compagnie à suspendre de nouveau ses croisières, avec trois départs du MSC Grandiosa et trois croisières du MSC Magnifica annulés. 

Un hiver encore difficile 

Pour la Méditerranée, la compagnie reprendra ses rotations avec le MSC Grandiosa le 10 janvier, et avec le Magnifica le 15 janvier prochain. Toujours au départ de l'Italie, et toujours avec le protocole sanitaire strict mis en place par la compagnie, dont une jauge de remplissage abaissée à 70%, afin de permettre une plus grande distanciation à bord. 

Quid, alors, d'une reprise prochaine au départ de la France ? Si aucune date n'est pour le moment avancée, des discussions sont en cours entre MSC Croisières et les autorités françaises. « Ce n'est plus le gouvernement qui donne des dérogations aux compagnies, cela se passe désormais au niveau régional, avec le préfet de la région. Il y a des discussions, mais l'idée est de faire les choses bien et de ne pas les précipiter. Quand on aura l'accord, on ira. On pense que le redémarrage pourrait se faire au printemps », estime Patrick J. Pourbaix.  

Pour les autres régions du monde, là aussi, le redémarrage sera plus long. Positionnée un peu partout dans le monde durant la période hivernale, MSC Croisières devra en effet attendre encore quelques mois avant un retour plus proche de la normale. « Au départ de Miami pour les Caraïbes, il n'y aura pas de redémarrage avant la fin du mois de mars, c'est une certitude. Pour les Antilles, il n'y a pas non plus, aujourd'hui, de perspectives de reprise rapide », fait savoir le patron de la compagnie. Idem pour l'Amérique du Sud ou l'Afrique du Sud. Des discussions sont par ailleurs en cours avec les Émirats ainsi que pour l'Asie, avec des perspectives pour le printemps. « À part pour la Méditerranée, nous n'avons pas de visibilité à court terme pour les autres destinations. Ce sera un hiver encore très compliqué  »

Reste tout de même des données encourageantes. Et la possibilité, dès le printemps prochain, de renforcer la flotte en Méditerranée pour attirer toujours plus de clients. « Les passagers se projettent, pas à court terme, mais plutôt à 5-6 mois, avec un vrai mouvement et une concrétisation des réservations ». Le résultat, selon MSC, de l'attachement des passagers à la compagnie, des mesures sanitaires fortes mises en place et de la full flexibilité toujours de vigueur, permettant aux clients de « ne pas être pris en otage ». « On a même une nouvelle clientèle. Sans doute parce que, clairement, et contrairement à ce qui était initialement perçu au début de la crise, la croisière est aujourd'hui l'un des endroits de vacances les plus ”safe” du monde », ajoute le directeur général. 

Focus sur l'environnement  

Si la communication de l'entreprise s'appuie aujourd'hui encore sur les mesures à bord, avec notamment 9 piliers autour de la sécurité sanitaire (port du masque, tests avant embarquement et à bord, prise de température, assurance rapatriement et remboursement..), celle-ci devrait également s'élargir à la politique environnementale de la compagnie très rapidement. 

L'avenir passera en effet, selon MSC Croisières, par une plus forte publicité de la politique environnementale de la compagnie, mise entre parenthèses durant la crise sanitaire. « C'est un sujet important à mes yeux, car j'ai vraiment cette fibre écologique moi-même. Notre discours sur l'environnement n'était pas très glorieux dans un premier temps, alors que les faits, eux, l'étaient. Il y a eu ensuite une proactivité sur le discours, sur ce que nous faisions sur l'environnement. On va donc reprendre, parce qu'on a une fenêtre d'ouverture maintenant, avec notamment l'arrivée d'un vaccin », explique Patrick J. Pourbaix. 

À lire sur ce sujet : Comment MSC Croisières veut naviguer plus propre

Pour cela, MSC compte notamment sur toutes les décisions prises en ce sens depuis plusieurs années. « Dès qu'il y a eu des possibilités d'améliorer les choses, nous les avons prises. Nous avons investi beaucoup et accompli beaucoup ». Parmi elles, l'achat de nouveaux paquebots plus propres – les commandes ont été maintenues mais seront néanmoins retardées à cause de la crise – et des technologies moins polluantes sur les navires actuels. À commencer par le Grandiosa. S'il ne fonctionne pas, comme les prochains navires, au gaz naturel liquéfié (GNL), les émissions de CO2 ont tout de même été réduite de 20%, grâce à un fuel plus propre et des technologies plus efficaces, dont un système de lavage des fumées permettant de diminuer les rejets d’oxyde de souffre. 

Pour que les clients puissent se rendre compte des efforts fournis, la compagnie a publié début novembre son « Rapport sur le développement durable 2019 », accessible directement sur son site Internet. De quoi terminer de convaincre les amateurs de croisières les plus sensibles au sujet. 
 

Auteur

  • Brice Lahaye
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