L'Umih et le GNC, deux organisations professionnelles qui sont à l’initiative d'une saisine de l’Autorité de la concurrence pour rééquilibrer les relations commerciales et contractuelles entre les hôteliers et les centrales de réservation, se félicitent "de l’annonce d’Accor qui, après avoir participé à leur action au sein du GNC depuis 18 mois, s’engage à leur côté comme partie prenante directe dans cette affaire".En effet, Accor a annoncé avoir rejoint la plainte déposée par l’Umih et le GNC auprès de l’Autorité de la concurrence.Cette annonce intervient alors que les semaines qui arrivent sont cruciales pour l’hôtellerie française : l’Autorité de la concurrence doit rendre son avis d’ici la fin mars sur les propositions d’engagements faites par Booking.com en décembre 2014, après avoir analysé le test de marché auquel ont répondu l’Umih et le GNC.
Pour les deux instances, "les engagements proposés par Booking.com, pris individuellement ou dans leur ensemble, doivent être rejetés par l’Autorité". La procédure en cours "représente une opportunité de parvenir rapidement à un accord". En cas d’échec, "l’alternative serait l’engagement d’une procédure européenne, avec un calendrier beaucoup plus long (3 à 5 ans) qui laisserait toute liberté aux centrales de réservation en ligne de poursuivre leurs pratiques inéquitables".Booking : "Les hôteliers ne sont pas obligés de travailler avec nous"
Au regard "de leur taux de croissance et des effets nocifs des pratiques anticoncurrentielles des OTA, l’intervention du régulateur vers une procédure d’engagements négociée est urgente pour redéfinir les relations entre les hôteliers et les OTA". C’est "l’avenir de la profession toute entière qui est en jeu". Peter Verhoeven, directeur général Europe de Booking.com, a souligné, en marge d'une conférence de presse, mardi matin : "on apporte une vraie valeur aux hôteliers. Quand on fait venir un client russe en France sur un hôtel par exemple, cela représente beaucoup de travail de notre part, nous apportons un service aux hôteliers qui, par ailleurs, ne sont pas obligés de travailler avec nous".