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I-Tourisme

Michel Messager : « Le tourisme spatial, c'est pour aujourd'hui ! »

L'espace, objet de développement d'une nouvelle industrie touristique ? 

Crédit photo ©Adobe Stock

La sortie du livre de Michel Messager sur le Tourisme spatial rencontre un réel succès. De quoi surprendre au moment où les hasards du calendrier interdisent encore d’aller passer un WE à Deauville… Interview de l'auteur. 

Depuis Jules Verne, Hergé ou Stanley Kubrick, l’espace ne cesse d’attirer nos rêves. Sauf qu’aujourd’hui ce rêve, au dire de son auteur, « devient la plus extraordinaire des réalités ».

Déjà 7 touristes spatiaux s’illustrèrent comme les premiers pionniers du tourisme spatial. Simple caprice de milliardaire ou progrès scientifique avéré ? Le Spationaute Jean François Clervoy estime « qu’un euro dépensé représente un investissement qui rapporte 5 fois plus. » Ce qui tend à transformer les modèles économiques. Les objectifs commerciaux imposent dorénavant de réfléchir à l’ampleur des débouchés sur les marchés, les études et les programmes.

Ce livre nous apprend :

- Quels sont les perspectives du tourisme spatial, ses potentialités, ses impacts sur les secteurs comme l’écologie, le droit, les assurances, le marketing et la communication ; 
- La différence entre le vol orbital et suborbital comme les réflexions sur la ligne Karman ; 
- Les firmes et les états en pointe dans cette course ; 
- Les projets de ballon, d’ascenseur ou d’hôtels spatiaux…

Avec précision et à force documentation, Michel Messager nous invite à voyager dans le ciel : « En poursuivant nos rêves, les pieds sur la terre et la tête toujours dans les étoiles ». De quoi s’évader opportunément en cette période de confinement et surtout de comprendre que le tourisme spatial dépasse largement le cadre des lancements de fusée pour susciter l’émergence d’une économie florissante autour de ce concept innovant du type Spaceport.

Interview de Michel Messager, directeur associé du Consult Tours et président- fondateur de l’institut européen de tourisme spatial. 

i-tourisme : Vous êtes un expert reconnu pour tout ce qui concerne le tourisme spatial. Vous êtes nombreux à partager cette compétence ?

Michel Messager : Le nombre de spécialistes gravitant autour du spatial augmente tous les jours. Par contre, en Europe pour les questions relatives au tourisme spatial nous ne sommes que 2 : un agent de voyages en Allemagne et moi-même.

i-tourisme : Est-ce par manque d’intérêt ou du fait de l’étroitesse du marché ?

Michel Messager : Ne parlons pas d’étroitesse de marché. Il s’agit plutôt d’appréhender les potentialités dans leur globalité. Autour du lancement de la fusée se greffe toute une économie parallèle. A l’image de l’anneau d’Indianapolis qui accueille une course prestigieuse, des évènements sont organisés toute l’année. L’économie du spatial relève de la même logique. Prenez l’exemple dernier projet du Spacesport en Angleterre qui vise à capter 10% du marché mondial qui représente 40 milliards de livres et un potentiel d’emploi de plus de 100 000 personnes. Sans compter la NASA qui vend de l’eau de l’espace, les cafés Lavazza qui se lancent les premiers avec des concepts novateurs, ou une marque australienne de bière pour les vols orbitaux visant de profitables retombées publicitaires, etc. 

i-tourisme : Comment expliquer alors ce manque d’intérêt ? 

Michel Messager : Le spatial était l’affaire des états. Mais la transition s’opère. Le privé reprend la main avec comme objectif : la rentabilité. Ces acteurs sont américains pour la plupart d’entre eux : Blue Origine, Space Adventures, Space X, Falcon Heavy, etc. Ce qui explique que le centre de gravité glisse inexorablement outre-Atlantique. 

i-tourisme : À ce sujet, Donald Trump, avant son départ, a signé un décret autorisant l’exploitation des ressources de l’espace. Vous ne trouvez pas des similitudes entre la conquête de l’Ouest et celle de l’espace ?

Michel Messager : Mais bien sûr. L’espace est à tout le monde, il représente un enjeu stratégique d’avenir entre les satellites de communication, l’exploitation minière et le tourisme spatial. 

i-tourisme : Exploitation minière, vraiment ? 

Michel Messager : Sachez que le sol d’un astéroïde, assez proche de la terre, laisse entrevoir la possibilité d’extraire 99 millions de tonnes de platine, soit plus de 5 000 milliards d’euros. Ce métal rare représente déjà en capacité plus de la totalité de ce qui a déjà été exploité sur terre.  

i-tourisme : Mais avec quelle conséquence écologique ?

Michel Messager : Aujourd’hui, vous ne pouvez plus lancer un projet sans tenir compte de son emprunte écologique. Je consacre tout un sujet dans mon livre sur ces questions

i-tourisme : Pour conclure, le tourisme spatial, c’est pour après-demain ou pour bien plus tard ?

Michel Messager : C’est pour aujourd’hui. Vous avez déjà 600 Japonais qui se sont inscrits pour leur voyage de noces. Je vous laisse imaginez l’importance des sommes collectées par les déposit ! les économies dérivées sont à l’œuvre. Tous les jours vous avez une actualité nouvelle, ce qui atteste du dynamisme de ce secteur et pas pour de la figuration : les privés qui investissent attendent du ROI.

Auteur

  • RÉMI BAIN-THOUVEREZ
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