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Le conflit au Moyen-Orient redirige la demande touristique mondiale vers le sud de la Méditerranée

Le conflit au Moyen-Orient redirige la demande touristique mondiale vers le sud de la Méditerranée

Crédit photo ©Pexels

La baisse de confiance envers les destinations du Golfe, dans un contexte de conflit armé au Moyen-Orient, coïncide avec une progression des intentions de voyage pour les trois prochains mois vers le sud de la Méditerranée, notamment l’Espagne.

 

Selon la dernière analyse de Mabrian by Data Appeal, l’intensification des tensions au Moyen-Orient influence fortement les intentions de voyage vers les pays du Golfe arabe, désormais en net recul. À l’inverse, les destinations du sud de la Méditerranée profitent d’un regain d’intérêt. Dans le même temps, la Turquie et l’Égypte suivent des trajectoires contrastées, révélant des effets différenciés sur les choix des voyageurs.

Grâce à l’indice Share of Searches, Mabrian évalue l’évolution des intentions de voyage à partir de millions de recherches de vols internationaux, réalisées entre le 28 février et le 14 mars 2026, pour des séjours programmés dans les trois mois à venir vers les pays du Conseil de Coopération du Golfe (CCG), ainsi que vers plusieurs destinations méditerranéennes.

Carlos Cendra, directeur marketing et communication chez Mabrian, insiste sur le rôle « décisif » de la perception de la sécurité dans la confiance des voyageurs, un indicateur qui « n’a cessé de se détériorer dans les pays du CCG depuis le début du conflit armé au Moyen-Orient ».

Pour rappel, le CCG inclut l'Arabie saoudite, Oman, le Koweït, Bahreïn, les Émirats arabes unis et le Qatar.

 

Perception sécuritaire sous pression

Après le déclenchement des opérations militaires en Iran le 28 février, les destinations les plus proches de la zone touchée enregistrent les reculs les plus marqués, accompagnés d’une forte volatilité de l’Indice de Perception de la Sécurité (IPS).

Bahreïn, Oman et le Koweït rencontrent encore des difficultés pour retrouver leurs niveaux antérieurs, tandis que les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite affichent une meilleure résistance avec une évolution plus stable. Le Qatar amorce également une stabilisation depuis début mars, après une chute brutale du IPS, désormais atténuée par des signes de reprise.

« L’effet de contagion sur la perception de la sécurité, déjà identifié dans notre analyse préliminaire, persiste dans les destinations proches de la région affectée, telles que la Jordanie, la Turquie et l’Égypte », analyse Carlos Cendra.

Cependant, le porte-parole de Mabrian souligne : « l’Égypte montre une tendance plus positive, ce qui se reflète également dans les données d’intention de voyage. »

 

Lire aussi : WTTC & Mabrian : un partenariat renforcé pour la donnée touristique

 

Redirection des flux touristiques

À court terme, la demande internationale se détourne des pays du CCG, comme l’indiquent les recherches de vols et la part de marché observées sur la période étudiée.

Les Émirats arabes unis enregistrent une diminution notable (-1,6 point par rapport à 2025), tout comme le Qatar, le Koweït et Bahreïn, tandis qu’Oman limite légèrement le recul.

Seule exception : l’Arabie saoudite, dont l’indice Share of Searches progresse légèrement (+0,2 point), « en partie portée par un effet saisonnier lié à la fin du Ramadan (…) bien que sa conversion en réservations effectives dépendra de l’évolution de la situation dans la région », précise Carlos Cendra.

En parallèle, les destinations du sud de la Méditerranée captent ce report de la demande. L’Espagne mène cette dynamique (+0,4 point), suivie par l’Italie et le Maroc, tandis que la France et la Grèce progressent plus modestement.

 

Trajectoires contrastées et adaptation stratégique

Dans la sphère d’influence du Moyen-Orient, les évolutions divergent. La Turquie reste en deçà des niveaux observés l’an passé, après un repli amorcé en février et accentué par la crise (-0,5 point). À l’inverse, l’Égypte enregistre un rebond marqué (+0,5), après une légère baisse le mois précédent.

L’expert de Mabrian rappelle que « la guerre au Moyen-Orient constitue un facteur majeur de perturbation des dynamiques touristiques » et souligne que, dans un contexte de forte volatilité, « l’intelligence touristique devient un atout stratégique, permettant aux destinations et aux entreprises d’interpréter les signaux et les tendances, d’identifier les risques et les opportunités, et d’adapter leurs stratégies avec agilité afin de limiter autant que possible les impacts. »

 

 

Auteur

  • Noémie Le Liboux
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