Les frappes militaires dans le Golfe persique et le risque d’embrasement régional provoquent fermetures d’espaces aériens, annulations et reports de vols. Dans ce contexte, les EdV et le SETO formulent des recommandations destinées à leurs adhérents concernant les voyageurs ayant réservé un forfait.
Ces dispositions concernent à la fois les clients déjà présents dans la région — Arabie Saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Irak, Israël, Jordanie, Liban, Oman, Qatar — ainsi que les passagers en transit sur une plateforme aéroportuaire de la zone.
Assistance aux voyageurs déjà sur place
Pour les personnes actuellement sur leur lieu de séjour ou en attente de retour, dans l’impossibilité de rentrer en raison des restrictions aériennes, EDV et SETO préconisent une mobilisation immédiate. En coordination étroite avec les réceptifs, chaque professionnel veille à fournir un accompagnement complet et à relayer strictement les consignes diffusées par les autorités compétentes.
En cas d’annulation du transport rendant le rapatriement impossible, l’agence distributrice et le tour-opérateur assument conjointement la prise en charge de l’hébergement durant les trois premières nuitées. Au-delà, des frais supplémentaires peuvent incomber au voyageur. Les transporteurs européens doivent couvrir ces dépenses. Concernant les compagnies extra-européennes, une demande de prise en charge « à titre commercial » pour les coûts liés aux annulations de vols demeure recommandée.
Départs et transits temporairement suspendus
Pour les clients programmés vers ces destinations ou transitant par un aéroport régional, les EDV et le SETO invitent, jusqu’à nouvel ordre, à suspendre les départs dans l’attente d’une visibilité accrue sur l’évolution de la situation.
À ce titre, les deux organisations rappellent que la proposition des avoirs reste envisageable. Toutefois, chaque client conserve la faculté de refuser cette solution ; dans ce cas, les dispositions prévues par le Code du tourisme trouvent application.
Suivi et information de la clientèle
Ces orientations pourront évoluer à tout moment, selon la situation sur le terrain et dans le respect des intérêts des voyageurs, des agences et des tour-opérateurs.
Pour chaque dossier concerné, les tour-opérateurs informent leurs clients dans les meilleurs délais. Les équipes demeurent mobilisées afin de répondre aux interrogations et d’apporter des solutions adaptées aux situations particulières.
De nombreux professionnels du tourisme sont actuellement submergés sous cette situation de crise. C’est le cas d’Aya Voyages qui cherche à rapatrier de nombreux clients en Thaïlande devant passer par Dubaï ou Doha pour revenir en France. Ce TO rapatrie également des voyageurs du Bahreïn. Quelques annulations sont déjà demandées sur les groupes d’avril 2026…
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L’inquiétude chez les professionnels du tourisme reste vive comme en témoigne Raouf Ben Slimane, le président d’Ôvoyages très présent à Dubaï :
« Même régionale, la guerre au Moyen-Orient aura des répercussions au niveau mondial. L’impact économique sera notable, notamment via le pétrole, les marchés financiers et les échanges commerciaux.
Au niveau du tourisme c’est la même chose. Dubaï et Doha sont des méga hubs pour le transport commercial et aussi de transit pour le fret intercontinental.
L’impact des fermetures d’aéroport n’est donc pas limité à la seule région du moyen orient et il est à craindre que l’industrie du Tourisme soit à nouveau la victime collatérale des conflits armés où ils se déclenchent. »
