Le Rwanda ne s’achète pas si facilement sur le net. Ce n’est pas un produit de masse. « Tant mieux », explique Benoit Tredez, pour qui les agences de voyages peuvent faire valoir leur expertise
« Un Rwanda se vend avec du sens » affirme Benoit Tredez. « Il convient à ceux qui cherchent à comprendre l’histoire et à communier avec la nature sans déroger avec l’éthique. »
Au-delà de la découverte, le Rwanda offre un voyage qui donne à réfléchir. Le modernisme côtoie l’authentique : « tout semble participer à l’écriture d’un autre récit du Rwanda, celui de la reconstruction, de la résilience et de la fierté »
Kigali est propre, organisée, moderne. Akagera est un manifeste du tourisme durable : gestion conjointe avec African Parks, lutte anti-braconnage, implication des villages voisins, bénéfices redistribués. “Là où il n’y avait plus rien, on a remis de la vie” explique un guide du parc
Avec Eric LeBoulch, de Vumbura Voyages, Benoit Tredez témoigne.
Kigali, une porte d’entrée qui raconte déjà un pays
Nous avons commencé par ce qui me semblait indispensable : comprendre. À Kigali, on ne peut pas passer à côté de l’histoire. J’ai posé le pied à Kigali en pensant découvrir une capitale africaine comme les autres. C’est tout le contraire. La ville est moderne, très bien aménagée avec des rues propres à la déambulation aisée. Elle se raconte autour de ses musées, de ses cafés, de jeunes entrepreneurs, de ses galeries et bien sûr de sa cuisine locale…
En quittant Kigali, je sens que ce pays ne se contente pas d’être visité. Il aime à se raconter.
L’Hôtel des Mille Collines, un refuge devenu symbole
Face au bâtiment, j’ai senti ce pincement qui précède les lieux chargés. Pendant le génocide de 1994, l’Hôtel des Mille Collines fut un refuge pour plus de 1 200 personnes. Le film Hotel Rwanda l’a immortalisé, mais la réalité est encore plus dense, plus complexe, plus humaine.
Le tourisme n’efface pas l’histoire, il la rend accessible
Aujourd’hui, l’hôtel est redevenu un luxe contemporain, où spectacles culturels, produits locaux et modernité cohabitent avec la mémoire. On peut y prendre un verre en terrasse et se rappeler que ce lieu a protégé des vies.
Akagera, la renaissance d’un parc et d’une fierté nationale
En prenant la route pour Akagera, j’avais en tête l’image classique du safari d’Afrique de l’Est. Akagera m’a pris à revers. Avant d’être un parc, c’est une renaissance : les lions ont été réintroduits en 2015 après vingt ans d’absence. Les éléphants prospèrent. Les rhinocéros complètent le tableau. Le parc est aujourd’hui le seul Big Five du Rwanda.
Mais ce que j’ai préféré, c’est son modèle. Akagera n’est pas un produit décoratif. On fait un safari, mais on comprend pourquoi on le fait. Le modèle est vertueux grâce à l’implication des villages et la redistribution des bénéfices et la lutte anti-braconnage.
Safari différent, émotions différentes
Sur les pistes, le paysage change tout le temps : savane, lacs, papyrus, collines. À bord d’un bateau sur le lac Ihema, nous avons observé des hippopotames, des crocodiles et des oiseaux aux couleurs impossibles.
Le bateau apporte un rythme différent : lent, contemplatif, idéal pour les photographes et les curieux.
Je comprends pourquoi ce parc fonctionne si bien : il est authentique, varié, responsable, et surtout… pas saturé. On respire.
Nyungwe, la forêt suspendue
Si Akagera raconte la savane, Nyungwe raconte la forêt. Et quelle forêt : l’une des plus anciennes d’Afrique.
Nous y avons vécu un moment suspendu au sens propre : une passerelle de 160 mètres, à 70 mètres au-dessus de la canopée.
En contrebas, les singes de L’Hoest et les colobes sautent comme des virgules dans la verdure. Le touraco bleu ajoute des touches de peinture.
Le soir, nous dormons dans un lodge proposé par Vumbura Voyages — discret, intégré, pensé pour l’observation. Ici, les treks sont techniques, mais accessibles :
- Chimpanzés pour les marcheurs exigeants
- Colobes pour les plus doux
- Birding pour les passionnés
Les volcans et les singes dorés : alternative douce aux gorilles
On aurait pu aller voir les gorilles. Nous avons choisi les singes dorés. Leur fourrure fauve tranche avec le vert des bambous. Ils se déplacent par dizaines, sautent, crient, cherchent leur nourriture.
La randonnée est plus courte que celle des gorilles, moins physique, plus accessible. Pour certains voyageurs, c’est même plus adapté : familles, seniors actifs, clients sensibles au prix ou à l’effort.
Je réalise qu’au Rwanda, il existe toujours une alternative. Rien n’est figé.
Nord du Lac Kivu, entre îles, villages et eaux volcaniques
Le Rwanda savait encore surprendre. Sur le nord du lac Kivu, nous embarquons en bateau.
La navigation est paisible, presque méditative. Villages, îles et volcans se reflètent dans l’eau. C’est le genre d’expérience qui ne fait pas de bruit, mais qui marque. Une nouveauté que Vumbura Voyages propose désormais — et je me dis que ça plaira à une clientèle premium qui cherche la douceur plus que le spectaculaire.
Plus de détails sur la destination en contactant Eric LeBoulch de Vumbura Voyages : https://www.vumburavoyages.com/rwanda.html
