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Présentation à la presse de la 103 éme édition du Festival d'Opéra des Arènes de Vérone

Cette présentation vient de se dérouler dans le cadre prestigieux du Moulin Rouge, clin d’œil à la nouvelle production de de Aïda, qui se passe dans le Paris de la Belle Époque

Cette nouvelle lecture de l’ouvrage de Verdi ouvrira le Festival lors de deux soirées inaugurales les 12 et 13 juin avant plusieurs reprises jusqu’au 12 septembre.

 

En 2026, quelques mois après avoir accueilli les cérémonies olympiques et paralympiques d’hiver, les Arènes de Vérone retrouveront leur vocation première avec la 103e édition du Festival d’Opéra des Arènes de Vérone, du 5 juin au 12 septembre

Chaque représentation mobilise plus de 500 artistes dans l’immense amphithéâtre romain, capable d’accueillir jusqu’à 13 000 spectateurs par soirée. Plus d’un demi-million de personnes sont attendues sur l’ensemble du Festival.

Plus de cinquante soirées d’opéra, de ballet et de concerts feront vibrer l’amphithéâtre romain autour des grandes œuvres de Verdi et Puccini. Cette édition sera notamment marquée par une nouvelle production de La Traviata confiée au metteur en scène Paul Curran.

Verdi occupera une place centrale dans cette édition avec Aida, présenté dans deux productions différentes — celle, historique, de Franco Zeffirelli, et la spectaculaire mise en scène futuriste imaginée par Stefano Poda — ainsi qu’avec Nabucco. Puccini sera également à l’honneur avec La Bohème et Turandot, dont le Festival célébrera le centenaire de la création posthume survenue en 1926.

 

Comme chaque été, le Festival réunira quelques-unes des plus grandes voix internationales parmi lesquelles Anna Netrebko, Roberto Alagna, Ludovic Tézier, Aleksandra Kurzak, Rosa Feola, Clémentine Margaine ou encore Yusif Eyvazov.

L’édition 2026 sera également marquée par plusieurs débuts très attendus aux Arènes, notamment ceux de la jeune soprano italienne Martina Russomanno, du contre-ténor Carlo Vistoli et du chef américain James Conlon.

 

Côté événements, le danseur étoile Roberto Bolle reviendra aux Arènes pour un grand gala consacré à la danse classique et contemporaine, tandis que les nouvelles soirées immersives Paganini Paradise et Les Quatre Saisons mêleront créations visuelles, technologies immersives et grandes pages du répertoire classique.

James Conlon dirigera quant à lui Carmina Burana pour sa première venue aux Arènes de Vérone.

 

Le Festival accueillera également le 5 juin Campioni del Mondo – Italia loves UNESCO, une grande soirée retransmise mondialement sur Rai 1 célébrant le patrimoine culturel italien et les récentes reconnaissances par l’UNESCO du chant lyrique et de la gastronomie italienne. Cette soirée exceptionnelle réunira notamment Plácido Domingo, Vittorio Grigolo et Patti Smith.

 

 

Le Moulin Rouge

La directrice du Moulin Rouge a ouvert son intervention en mettant à l’honneur la diversité, qu’elle considère comme une force irrésistible. Elle a partagé une anecdote personnelle sur ses origines italiennes afin de créer un lien avec le public présent lors de cette conférence de presse organisée pour annoncer la nouvelle édition du Festival Opéra de Vérone. Elle a également évoqué son attachement à La Traviata, une œuvre qu’elle décrit comme libre, lumineuse et intense, à l’image de Paris.

La présentation s’est ensuite tournée vers l’histoire et l’héritage du Moulin Rouge, fondé en 1889, la même année que l’opéra évoqué. La directrice a souligné le parallèle entre ces deux institutions emblématiques et l’engagement quotidien de sa famille pour préserver l’univers unique du cabaret parisien.

Elle a mis en avant la revue actuelle « Féerie », célèbre pour ses plus de 1000 costumes sur mesure ornés de plumes, strass et paillettes, réalisés par des maisons d’art afin d’offrir aux spectateurs une expérience hors du temps.

Elle a ensuite consacré une large part de son discours au French Cancan, symbole historique du Moulin Rouge. Né à la fin du XIXe siècle comme une danse de rébellion portée par des femmes du peuple — lavandières et couturières — défiant les conventions avec énergie et liberté, le French Cancan demeure aujourd’hui un emblème mondialement reconnu. La directrice a révélé qu’un travail est actuellement mené avec le Ministère de la Culture et le Centre National de la Danse pour faire inscrire cette danse au patrimoine immatériel. Elle a insisté sur la discipline, l’endurance et l’exigence physique nécessaires aux danseuses, tout en rappelant que l’esprit transgressif du Cancan continue de séduire le public contemporain.

Enfin, elle a adressé ses remerciements à Cécilia Gazdia ainsi qu’à la Fondazione Arena di Verona pour leur collaboration, puis à Emmanuel Eoldani et à la délégation italienne pour leur soutien et leur présence. Elle a conclu son intervention en invitant chaleureusement le public au spectacle, en italien

 

 

 

 

 

Auteur

  • Rémi Bain Thouverez
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