À l’occasion de la convention du Cediv, Laurent Gahnassia, directeur communication et relations publiques de l’Office National Israélien de Tourisme en France, a voulu adresser un message d’espoir aux professionnels du voyage.
Malgré un contexte toujours marqué par les tensions régionales et le classement toujours orange de du Quai d’Orsay, il table sur un retour progressif à la normale pourrait intervenir dans les prochains mois avec les récentes évolutions géopolitiques portées par l’actualité. Cette perspective pousse déjà la destination à préparer activement sa relance.
« Le soleil revient toujours après la tempête »
Pour Laurent Gahnassia, l’heure n’est pas à l’abandon de la destination mais à l’anticipation de son redémarrage.
« Je fais partie des gens qui considèrent que les plus belles années d’une vie sont celles que l’on n’a pas encore vécues », explique-t-il. Fort de plusieurs décennies passées au sein de l’Office National Israélien de Tourisme, il rappelle que la destination a déjà traversé de nombreuses périodes difficiles.
« Nous savons que le soleil est toujours au rendez-vous après la pluie et la tempête. Nous espérons que dans quelques semaines ou quelques mois, nous pourrons revenir à une situation normale avec la réouverture complète des frontières et la reprise des voyages. », affirme-t-il.
Même si les autorités françaises maintiennent actuellement Israël dans une zone orange, il estime important que les agences restent informées et prêtes à relancer la commercialisation lorsque les conditions le permettront.
Israël : une destination majeure pour les grands voyageurs
Pour Laurent Gahnassia, Israël conserve une place à part dans l’imaginaire des voyageurs.
« Tout grand voyageur qui se respecte a envie de découvrir Jérusalem, la mer Morte, le désert de Judée ou encore la Galilée. Ce sont des expériences qui font partie des grands voyages. »
Il souligne également la proximité de la destination avec le marché français.
« Pour les clients habitués au bassin méditerranéen et qui ne souhaitent pas effectuer de longs trajets, Israël représente une alternative très intéressante à seulement quatre ou cinq heures de vol. Les agents de voyages peuvent leur proposer une destination qu’ils n’ont parfois jamais envisagée et dont ils reviennent généralement enchantés. »
Le Néguev, nouvelle vitrine œnotouristique
En attendant la reprise, Israël continue d’enrichir son offre touristique.
Parmi les nouveautés mises en avant figure le développement du tourisme œnologique dans le désert du Néguev, qui représente près de 60 % du territoire israélien.
« Le Néguev a récemment été distingué comme région viticole. Nous allons mettre davantage en avant cette route des vins et favoriser la découverte des vignobles du désert ainsi que ceux des collines de Judée. »
Une évolution qui s’inscrit dans une stratégie plus large de tourisme durable, avec une valorisation accrue des productions locales, des exploitations agricoles, des fromageries artisanales et des terroirs israéliens.
Jérusalem enrichit son offre culturelle
Le patrimoine culturel figure également parmi les axes forts de développement.
Laurent Gahnassia cite notamment la nouvelle aile du Musée de la Tour de David à Jérusalem, qui retrace l’histoire du pays depuis l’époque du roi David jusqu’à nos jours grâce à une muséographie entièrement repensée.
Autre nouveauté majeure : la Bibliothèque nationale d’Israël.
Il commente : « C’est un bâtiment spectaculaire, doté d’une architecture remarquable. Ses grands escaliers en colimaçon, ses volumes impressionnants et ses espaces de lecture en font à eux seuls une véritable attraction touristique. »
Le souvenir marquant de l’éductour Cediv
L’Office National Israélien de Tourisme conserve également un excellent souvenir de l’éductour organisé pour les membres du Cediv il y a trois ans : « Pour beaucoup d’entre eux, c’était leur première découverte d’Israël et je crois pouvoir dire que cela a été un véritable enchantement. »
Le programme avait permis aux participants de découvrir le cratère Ramon au cœur du désert du Néguev, Jérusalem, la mer Morte, ainsi que Tel-Aviv, « la ville qui ne dort jamais ».
Laurent Gahnassia n’exclut pas de voir un jour un événement professionnel d’envergure se tenir de nouveau dans le pays : « Nous espérons qu’à l’avenir, pourquoi pas, une convention pourra être organisée en Israël. »
Un message aux distributeurs
Au-delà du contexte géopolitique actuel, le message adressé aux agences de voyages est clair : Israël entend rester présent dans les esprits des professionnels et prépare déjà activement son retour sur le marché.
Une stratégie qui s’appuie sur de nouveaux produits, une offre culturelle enrichie et une diversification des expériences autour de l’œnotourisme et du tourisme durable, afin d’être prêt lorsque les conditions permettront à nouveau une reprise des flux touristiques internationaux.
