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Serge Papin ouvre la porte à un chômage partiel adapté pour soutenir le tourisme

Serge Papin ouvre la porte à un chômage partiel adapté pour soutenir le tourisme

Crédit photo Rémi Bain Thouverez

Lors du congrès des Entreprises du Voyage (EdV), le ministre en charge du tourisme, Serge Papin, a livré un discours à la fois lucide sur la situation économique actuelle et attentif aux attentes d’un secteur durement frappé par les crises successives

 

Face aux professionnels réunis, il a surtout envoyé un signal fort : la demande d’un dispositif de chômage partiel pour accompagner les entreprises du tourisme est désormais « sur la table ».

 

Une “permacrise” qui impose de s’adapter

Dès le début de son intervention, le ministre a posé le constat d’un changement profond : la crise n’est plus un événement ponctuel, mais un contexte durable. Entre crises climatiques, sanitaires et géopolitiques, les entreprises évoluent désormais dans une « permacrise » structurelle.

 

Des marges de manœuvre limitées, mais une écoute affirmée

Conscient des contraintes budgétaires — une dette élevée et un service de la dette devenu le premier poste de dépenses de l’État — Serge Papin a insisté sur l’impossibilité de multiplier les aides massives. « On ne peut pas faire une tournée générale et laisser l’addition aux générations futures », a-t-il résumé.

Pour autant, il a rappelé les dispositifs déjà en place : aides ciblées par secteur, chèques énergie, soutien au pouvoir d’achat ou encore facilités de paiement des charges via la “charte de confiance”.

Mais surtout, il a reconnu que d’autres secteurs, dont le tourisme, pourraient nécessiter un accompagnement spécifique si la crise perdure.

 

Chômage partiel : une ouverture claire et attendue

C’est sur ce point que le ministre a été le plus attendu — et le plus concret.

Interpellé par les professionnels, il a confirmé que le recours au chômage partiel faisait bien partie des options envisagées. Mieux encore, il a indiqué avoir déjà saisi le ministre du Travail sur le sujet :

« Je peux m’engager à discuter et à écouter. Le sujet du chômage partiel est ouvert. »

Il a également évoqué la possibilité d’aller au-delà du cadre actuel, notamment en prolongeant le dispositif au-delà de décembre si la situation l’exige.

Autre élément important : il n’exclut pas la mise en place de solutions intermédiaires, adaptées aux réalités des entreprises du tourisme, qui ne souhaitent pas forcément recourir immédiatement à un chômage partiel classique mais cherchent des outils plus souples.

Face aux inquiétudes sur les blocages administratifs, il a reconnu la nécessité d’améliorer la mise en œuvre concrète des dispositifs et s’est engagé à faire remonter ces difficultés.

 

Un signal fort pour les agences de voyage

Pour les agences de voyage et les acteurs du tourisme, durement touchés par la baisse de la demande et les incertitudes internationales, cette prise de position marque un tournant.

Sans promettre de mesure immédiate, Serge Papin a clairement intégré le secteur dans le champ des discussions gouvernementales : « On peut en discuter. On va défendre la cause. »

Un message renforcé par son engagement personnel à porter ces sujets auprès du Premier ministre dans les prochains jours.

 

Restaurer la confiance et préparer l’avenir

Au-delà des aides d’urgence, le ministre a insisté sur un enjeu clé : restaurer la confiance des consommateurs. Peur de la guerre, hausse des prix, inquiétudes sur les transports… autant de freins qui pèsent sur la reprise du tourisme.

Il a toutefois tenu à rassurer sur certains points, notamment l’absence de pénurie de carburant, tout en reconnaissant l’impact de la hausse des coûts sur les prix des billets.

 

Un secteur stratégique enfin reconnu

Enfin, Serge Papin a défendu une vision ambitieuse du tourisme français, rappelant son poids économique majeur (8 % du PIB) et son potentiel de développement, notamment autour d’un tourisme durable et territorial.

Mais dans l’immédiat, c’est bien la survie de nombreuses entreprises qui est en jeu. Et sur ce point, le message du ministre a été entendu : l’État est prêt à étudier des solutions, y compris le chômage partiel, pour aider le secteur à traverser cette période critique.

 

 

 

EdV

Auteur

  • Rémi Bain Thouverez
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