Benoit Tredez s’est entretenu avec Christophe Malaret, Directeur Général du réceptif Passion Outremer sur la situation à Cuba
Voici ce qu’il faut retenir :
Cuba : Iberostar se retire de plusieurs hôtels liés au groupe militaire Gaesa
Le groupe hôtelier espagnol Iberostar a mis fin à sa collaboration avec Gaviota, la branche touristique rattachée au conglomérat militaire cubain Gaesa, selon plusieurs sources médiatiques cubaines. Cette réorganisation entraîne le retrait de la chaîne de douze établissements jusque-là exploités sous sa marque.
La décision intervient à quelques jours de l'entrée en vigueur d'un délai fixé par les autorités américaines dans le cadre d'un renforcement des sanctions visant certaines entités cubaines. Un décret signé le 1er mai par le président américain Donald Trump prévoit en effet des mesures à l'encontre d'organisations considérées comme impliquées dans la répression à Cuba ou jugées contraires aux intérêts de sécurité nationale des États-Unis.
Les entreprises étrangères concernées devaient mettre un terme à leurs liens avec les entités sanctionnées avant le 5 juin.
Dans un communiqué relayé par le voyagiste argentin Sudameria, Iberostar explique que cette réorganisation s'inscrit dans une adaptation aux exigences réglementaires internationales. Le groupe affirme vouloir préserver ses standards en matière de conformité, de gestion et de qualité de service.
À compter du 1er juin, les hôtels concernés ne seront plus commercialisés ni exploités sous l'enseigne Iberostar. Leur gestion est désormais assurée directement par Gaviota.
Parmi les établissements touchés figurent notamment le Grand Packard à La Havane, les complexes Ensenachos, Holguín et Esmeralda, ainsi que plusieurs hôtels situés à Varadero et Cayo Pilar.
D'après le média indépendant 14ymedio, les établissements concernés continuent néanmoins d'accueillir des clients. Les réservations sont désormais traitées directement par les hôtels ou via les canaux de Gaviota.
Dans le même temps, Iberostar poursuit ses activités à Cuba grâce à des partenariats avec d'autres groupes publics du secteur touristique, notamment Cubanacán et Gran Caribe.
Cette évolution intervient alors qu'un autre acteur hôtelier espagnol, Meliá, fait face à des interrogations similaires concernant son avenir sur l'île. Présent dans plus de trente établissements cubains, le groupe a récemment indiqué que seule une partie de sa capacité d'hébergement était actuellement opérationnelle. Selon l'entreprise, les difficultés économiques et énergétiques que traverse Cuba ont fortement affecté son activité, notamment en raison des perturbations du transport aérien international vers l'île.
Le retrait d'Iberostar marque ainsi une nouvelle étape dans l'impact des sanctions américaines sur le secteur touristique cubain, déjà confronté à un contexte économique particulièrement difficile.
