Egypte: une fin d’année ternie par le terrorisme

Destination
L'excursion au Caire et aux pyramides est le plus souvent proposée par les tour-opérateurs français en extension d'un séjour en mer Rouge ou d'une croisière sur le Nil.

Rude fin d’année pour le tourisme en Egypte qui reprenait des couleurs sur le marché français. Vendredi 28 décembre, trois touristes vietnamiens et leur guide égyptien ont été tués. Une bombe artisanale a explosé au passage de leur car dans le quartier d’Al-Marioteya, à près de quatre kilomètres des pyramides du Caire.

Loin des 14,7 millions de touristes de 2010, l’Egypte, avant cet attentat, était en train de reconquérir des touristes. En 2017, la destination avait accueilli 8,2 millions de visiteurs. De nombreux tour-opérateurs notamment français (FTI, Kuoni, Fram…) fondent beaucoup d’espoirs sur ce pays en 2019. A raison. Pour cet hiver, le Seto (syndicat des TO) a déjà enregistré une hausse des réservations de +160% sur l’Egypte.

Il est évidemment difficile de dire si cet attentat va constituer un coup d’arrêt à la reprise mais il ne sera pas neutre. L’Egypte avait eu du mal à retrouver ses visiteurs après un  attentat à la bombe revendiqué par l’Etat Islamique le 31 octobre 2015. Il avait entraîné la mort des 224 occupants d’un avion russe transportant des touristes après son décollage de Charm el-Cheikh.

Au lendemain de ce nouvel attentat, samedi, le ministère de l’Intérieur égyptien a annoncé la mort de « quarante terroristes », 30 dans la région de Gizeh et 10 dans le Nord-Sinaï. « Ils planifiaient une série d’agressions contre les institutions de l’Etat », dont le secteur du tourisme, des lieux de culte chrétiens et les forces de sécurité.

 

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.

Vos réactions

  1. Deux remarques : comment peut-t-on être aussi irresponsables pour encore aller en vacances en Egypte ?!
    Le fait que ce soit des touristes vietnamiens (citoyens d’un pays relativement pauvre) qui aient été tués, montre que le tourisme de masse s’est imposé. Cela représente une catastrophe. Plus aucun endroit de notre petite planète n’est épargné pas ce tourisme destructeur…

Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *