Comment devient-on digital nomad ?

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A l’approche de la rentrée, certains reprendront la routine métro, boulot, dodo, d’autres feront le pari du digital nomadisme, un mode de travail « détaché » qui séduit de plus en plus de jeunes travailleurs. 

 

C’est le buzzword de cette année. 2,4 millions de publications s’y rapportent sur Instagram, c’est dire la portée du phénomène. Mais au fait, qu’est-ce qu’un « digital nomad » ? C’est en quelque sorte un télétravailleur dont le bureau n’est pas fixe comme son nom l’indique. Il a choisi de travailler depuis son lit, son van, son transat, son canapé ou dans un espace de coworking à l’autre bout du monde, du moment qu’il a une connexion et un outil numérique, un téléphone, un ordinateur ou une tablette, à disposition pour travailler.

 

Importé dans les années 90, ce mode de travail a mis du temps à s’imposer en France tant la philosophie du travail est associée à un bureau ou à un poste fixe. Aujourd’hui, les besoins du travailleur ont changé avec l’essor technologique. Il est désormais possible pour une entreprise de se gérer à distance. D’ailleurs, le nombre de travailleurs indépendants a augmenté de 25% depuis 2003 selon une étude de l’Observatoire Alptis. Cette hausse contribue à un changement de regard sur nos modes de travail. Et preuve de l’ampleur que prend ce phénomène, un sommet lui sera dédié en juin 2020 en Indonésie, le « Digital Nomad Summit ». Bien évidemment, certains métiers où la présence physique est obligatoire ne répondent pas aux critères du nomadisme, comme dans le bâtiment, l’hôtellerie et la restauration par exemple. D’autres à l’inverse s’y prêtent plus volontiers : les métiers de la traduction, la rédaction web, le développement web, le graphisme, le coaching, certains métiers du marketing ou de la vente, l’entrepreneuriat web.

Mais avant de se jeter à corps perdu dans ce tournant de vie, il est bon de rappeler quelques bases et ainsi briser les éventuels préjugés à ce sujet :

 

Le digital nomad est tout le temps en vacances. FAUX ! Le plus difficile dans ce mode d’organisation est de trouver un bon compromis entre vie personnelle et vie professionnelle. Le travailleur n’ayant pas de rythme et de cadre de travail classique, il lui faut en instaurer un seul. Il doit ainsi s’imposer un minimum d’horaires de travail et s’y tenir.

 

Le digital nomad ne peut pas travailler n’importe où. VRAI et FAUX ! C’est tout le défi de s’adapter à son nouvel environnement, sachant que la personne est régulièrement en déplacement, elle doit pouvoir avoir une bonne capacité d’adaptation et prévoir en amont les potentiels lieux de travail où elle pourra s’installer.

 

Le digital nomad peut se sentir seul. VRAI ! Etre digital nomad c’est aussi prendre le risque de se sentir seul, comme dans le télétravail de manière générale. Pour l’éviter, des lieux de travail partagés existent.  Ces espaces de coworking sont de plus en plus nombreux en France, et ils permettront non seulement d’avoir de la compagnie, mais aussi de profiter de l’expérience de nouveaux “collègues”. Plusieurs sites référencent ces espaces dédiés dans le monde, notamment https://www.coworker.com/map.

 

Qui dit Digital Nomad, dit forcément freelance. FAUX ! Travailler loin de son bureau ne signifie pas forcément que l’on est freelance, c’est-à-dire que l’on travaille pour son compte. Il est possible d’opter pour le statut de “remote worker”, employé à distance, qui travaille pour une société en tant qu’employé mais sans avoir besoin d’être présent physiquement. Cette solution à l’avantage d’être moins risquée que le statut de freelance.

 

Il est obligatoire d’avoir du bon matériel numérique. VRAI ! Le travail à distance ne peut se réaliser sans disposer d’outils performants avec une bonne connexion Wi-fi. Il est donc nécessaire de s’équiper avant de partir (penser aussi à la carte SIM de données locales pour prévoir les éventuels appels ou conférences téléphoniques) et de vérifier avant chaque déplacement si l’on pourra bénéficier de points d’accès Wi-fi. A titre d’information, 67% des digital nomads utilisent Skype, qui est la solution la plus simple pour passer des appels téléphoniques ou vidéos via Internet. Viennent ensuite Google Chat (34%) et GoToMeeting (32%), selon une étude réalisée par Babbel, l’application d’apprentissage des langues.

 

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