La réalité virtuelle, le salut de Notre-Dame ?

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Les touristes n’ayant jamais vu Notre-Dame de Paris de l’intérieur avant  l’incendie qui l’a ravagée hier devront faire preuve de patience afin de pouvoir la visiter un jour. Ou bien pourront-ils compter sur la réalité virtuelle pour l’approcher dès maintenant, comme s’ils y étaient. 

 

Après une nuit de branle-bas de combats autour de Notre-Dame, le jour s’est levé ce mardi matin sur une scène de désolation aux portes de la cathédrale ravagée par les flammes. L’heure est désormais au bilan. Mais nul besoin d’expertise pour constater que les dégâts sont considérables. On sait désormais que le toit a été rongé par le feu sur environ 1000 mètres carré, la flèche s’est effondrée sous les yeux médusés des spectateurs lundi soir et la charpente qui survivait à 800 d’histoire n’aura pas non plus survécu. Reste la structure en pierre qui a résisté bien qu’une partie de la voûte se soit également effondrée. Les vitraux datant du XIIe et XIIIe siècle ont quant à eux par miracle résisté au souffle de l’incendie, de même que le grand orgue a été globalement préservé.

 

Des travaux qui prendront des décennies

 

Après avoir reporté son allocution télévisuelle de lundi soir et s’être rendu immédiatement sur les lieux de l’incendie, Emmanuel Macron a déclaré : “cette cathédrale, nous la rebâtirons”. Reste à savoir combien de temps prendra cette réfection qui pourrait s’étendre sur plusieurs années. Pour Eric Fisher, directeur de la Fondation de l’Oeuvre Notre-Dame, qui veille depuis 800 ans sur la Cathédrale de Strasbourg et interrogé par l’AFP, « cette reconstruction pourrait prendre des décennies », impliquant selon lui “l’intégralité des corps de métiers”.

En attendant que Notre-Dame soit totalement remise sur pied, la réalité virtuelle offre aux touristes, fidèles, pèlerins, ou badauds tous attristés par cet événement, de visiter ou revisiter la cathédrale tel qu’elle était avant l’incendie. Il s’agit là certainement d’une maigre consolation face à l’ampleur des dégâts mais la technologie a le mérite de conserver une trace visuelle et presque réelle de l’édifice vieux de plus de 800 ans et dont on ne retrouvera jamais l’exacte copie après les travaux.

 

La VR offre une visite immersive de la cathédrale

 

Le média qui offre cette plongée dans la cathédrale s’appelle Targo, leader du contenu en réalité virtuelle. Présent lors du salon Laval Virtual, Targo présentait son dernier documentaire immersif autour de l’archiprêtre Patrick Chauvet, “L’homme derrière Notre-Dame”. I-tourisme avait visionné à cette occasion une partie du film à travers un casque de VR et pu pénétrer une partie des secrets de ce monument. L’archiprêtre se change en guide touristique et emmène le visiteur derrière les portes de son bureau ou sur les toits fermés au grand public, tout cela grâce à une vision en 3D et ultra détaillée des lieux.  

 

Avec ce documentaire, Targo a pu contribuer à immortaliser des points de repère et des lieux en utilisant des techniques telles que la photogrammétrie et la capture en profondeur. Dans un tweet attristé, la co-fondatrice de Targo, Chloé Rochereuil, a souligné l’espoir ténu suscité par la VR après cette tragédie pour la préservation du patrimoine français : “On me demande souvent à quoi sert la réalité virtuelle, je crois que ce soir la réponse ne m’a jamais parue aussi évidente. Il y a quelques mois TARGO avait la chance d’immortaliser la cathédrale Notre-Dame en VR. Même si rien ne vaudra jamais la vraie, ce soir ma tristesse est un peu moins grande en sachant que nos enfants pourront ré-apercevoir un petit peu de la beauté de cette grande-dame dans un casque.

 

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