Ce que TUI va garder de Transat et de Look Voyages

Production
TUI Transat

Comme prévu, les marques de Transat France vont passer dans l’ombre de TUI. Les circuits Transat France prennent l’appellation TUI Tours dès avril 2018. La brochure Lookéa va se fondre dans une brochure TUI clubs. Le projet One va représenter 250 départs.

Vacances Transat devient TUI Tours

2018 verra la fin de Transat en France. C’était annoncé. Selon l’accord avec le groupe canadien Transat Inc., TUI conservait la jouissance de la marque pendant 18 mois après le rachat de la filiale française. En avril 2018, donc, la production Transat France va prendre le nom de… TUI Tours. Il s’agit des circuits USA/ Canada de la brochure « Rêves d’Amérique » 2017 et des autres  circuits (Amérique latine, Afrique, Asie, Caraïbes, Europe) regroupés en « Routes d’ailleurs » cette saison.

 

On connaît la stratégie de marque ombrelle de TUI avec NF, Marmara, Passion des Iles…. Ce sera la même chose pour Transat et Look. « On conserve l’ADN des marques, explique Serge Laurens, directeur marketing et digital de TUI. Les circuits NF ont pour mission de faire découvrir le monde entier, quand l’offre circuits de Transat propose une profondeur d’expériences. » TUI France aura donc « deux spécialistes complémentaires ».

 

Du côté des clubs, la brochure Look Voyages va disparaître à l’automne 2018, elle sera remplacée par une brochure intitulée TUI Clubs (en gros) Lookéa (en petit). Car les deux marques de clubs francophones, Marmara et Lookéa, vont cohabiter. Elles sont complémentaires en termes de départ entre province et Paris.

Segmentation des clubs Marmara et Lookéa et transferts

Lookéa et Marmara représentent « deux tiers du marché des clubs » a indiqué Pascal de Izaguirre. Le groupe en aligne 27 pour l’hiver 2017-18 (dont 17 Lookéa) et 80 à l’été prochain. « L’objectif n’est pas que Lookéa se coule dans le moule Marmara » a-t-il insisté. La stratégie de TUI France présentée le 21 septembre est de conserver du choix pour le client. Et d’en offrir davantage aux provinciaux.

 

Ce qui permet aussi au groupe TUI de renforcer sa présence en régions, avec des départs de 15 villes. Le groupe qui compte deux bases régionales TUIfly devrait d’ailleurs en ouvrir « une troisième avec peut-être deux villes jumelées » a glissé Pascal de Izaguirre.

 

En termes de produits, 5 hôtels-clubs Marmara vont basculer chez Look. TUI a en effet décidé de segmenter son offre clubs et de « réinvestir dans l’entrée de gamme » pour « contrer la concurrence ». A l’inverse de la montée en gamme stratégiquement annoncée il y a deux ans, Marmara –et son animation « enjoy, enjoy »- va donc (re)devenir entrée de gamme avec un « développement sur le 3M ». Tandis que Look à l’animation qualifiée de « enjoy and care » par le patron du marketing reste l’outil de club long-courrier.

Un réseau de 330 TUI Store

Les agences Look vont « devenir des TUI Store ». Et même si TUI veut  s’inspirer du modèle Look pour doper les ventes de son réseau de distribution, l’enseigne Look va disparaître des devantures. De la même manière que les anciens franchisés TUI ne pourront plus arborer les couleurs Nouvelles Frontières ou Marmara.

 

Avec 52 TUI Store dans 14 villes à fin septembre, l’enseigne sera déployée sur 72 agences dans un an avec l’intégration des agences Look Voyages. Quant aux franchisées (176 points de vente dont 25 Look), toutes vont devoir basculer en TUI Store en 2020, date des derniers contrats de franchise (NF, Marmara, Look). Le réseau devrait compter 250 franchisés fin 2020 auxquels s’ajouteront les TUI Store en propre. L’acquisition d’une cinquantaine de points de vente via « des mini-réseaux » devrait porter l’ensemble à 330 TUI Stores.

 

Pour Pascal de Izaguirre, il ne s’agit pas d’avoir le plus large réseau d’agences en propre possible. Aujourd’hui, » la distribution tierce réalise 44% de nos ventes ». TUI France doit avoir « une distribution puissante et omnicanale pour irriguer le marché ».

Déménagement à Levallois

Sur le Projet One de fusion des deux groupes TUI et Transat France, le PDG a évoqué sa « hâte » que tout le monde -les salariés de Transat sont encore dans les locaux d’Ivry- soit « réuni sur un même lieu« , à Levallois. « J’ai envie qu’on se retrouve ensemble » a-t-il ajouté.

 

Alors que les négociations sont encore en cours dans le cadre des commissions de suivi du PDV (plan de départs volontaires), Pascal de Izaguirre a précisé que cela concernerait « 250 départs ». Dans un calendrier « parfaitement maîtrisé », le président de TUI France veut maintenant dépasser les moments « pénibles » liés au processus de fusion pour créer enfin une nouvelle « culture d’entreprise » commune.

 

Emblématique, le service groupes de l’ex-Transat sous la houlette d’Ange Derment est un des piliers sur lesquels TUI va s’appuyer pour dégager de la croissance. Entre le savoir-faire et les résultats existants de ces équipes d’un côté et le potentiel des collectivités (CE, associations, municipalités, etc.) de l’autre, TUI France va déployer « une machine de guerre ».

 

Publié par Myriam Abergel

Journaliste - Le Quotidien du TourismeMe contacter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *