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Je pars, tu pars, il part : la solidarité du tourisme offre des vacances à 8 000 enfants et familles en 2026

 

Le secteur du tourisme démontre une nouvelle fois sa capacité à conjuguer performance économique et engagement solidaire

Grâce à la mobilisation des entreprises de la filière, de leurs dons financiers et des milliers de séjours offerts, la fondation ‘’Je pars, tu pars, il part’’ permettra à 8 000 enfants et familles défavorisés de partir en vacances en 2026. Une belle initiative qui aujourd’hui témoigne de la générosité des professionnels du voyage.

Devant les acteurs du tourisme réunis à l’occasion d’une soirée de soutien, Germain Lelarge, président de la fondation, a livré un discours profondément humaniste, plaçant l’accès aux vacances au cœur de la cohésion sociale.

Il a ouvert son intervention en rendant hommage au philosophe Edgar Morin, disparu récemment, rappelant cette conviction qui inspire l’action de la fondation : « Je ne m’incline que devant la bonté. » Une phrase qui résume, selon lui, l’esprit d’une association née de la volonté de « relier ce que nos sociétés séparent ».

« En France, il existe encore des enfants qui n’ont jamais vu la mer. Cette injustice-là, nous ne pouvons pas nous y résoudre », a-t-il déclaré, rappelant que les vacances ne sont pas un luxe, mais un facteur d’épanouissement, de construction personnelle et de lien familial.

 

Dix ans d’une croissance exceptionnelle

En une décennie, la fondation a connu un développement remarquable.

« Il y a dix ans, nous faisions partir dix familles avec quatre partenaires et deux associations. Aujourd’hui, la fondation est devenue le trait d’union entre 50 entreprises du voyage et 40 associations de terrain. »

Cette année déjà, plus de 1 500 familles bénéficieront d’un séjour.

Mais la fondation change désormais d’échelle

Grâce au partenariat conclu avec la Confédération des Acteurs du Tourisme, à une plateforme de distribution de séjours et à une organisation désormais pleinement structurée, l’objectif est ambitieux : permettre à 8 000 enfants et familles de partir en vacances en 2026.

« Nous sommes prêts à ne plus parler en milliers de séjours, mais en dizaines de milliers. »

 

La mobilisation des professionnels du tourisme

Si cette montée en puissance est aujourd’hui possible, elle repose avant tout sur la mobilisation du secteur touristique.

Hôteliers, agences de voyages, tour-opérateurs, transporteurs, destinations, prestataires… tous contribuent à leur manière, soit par des dons financiers, soit en offrant des séjours, des prestations ou des capacités d’accueil. Notons la table de Lionel Rabiet qui est parvenu à réunir un bon parterre de Tour Opérateur.

Une chaîne de solidarité qui illustre l’engagement sociétal de toute une profession.

« Cette année, ce sont plus de 1 500 familles qui vont partir en vacances grâce à la fondation. Autant d’enfants qui découvriront la mer ou la montagne, de mamans qui pourront souffler et de familles qui se retrouveront pour quelques jours de répit. »

Germain Lelarge a également salué le travail quotidien des équipes de la fondation, notamment celui de sa directrice opérationnelle et de l’ensemble des collaborateurs qui permettent de transformer les dons en départs concrets.

 

Faire de l’accès aux vacances une cause nationale

Au-delà de l’action associative, la fondation entend désormais faire évoluer les politiques publiques.

Missionnée par le ministère du Tourisme, elle remettra prochainement plusieurs propositions destinées à améliorer l’accès aux vacances des publics les plus éloignés.

Pour Germain Lelarge, le sujet dépasse largement le seul tourisme.

« Les vacances peuvent devenir une véritable cause nationale. »

Avant de lancer un appel aux professionnels présents :

« Si chacun devient le porte-parole de notre cause et convainc de nouveaux partenaires de nous rejoindre, ce sont des milliers de familles supplémentaires qui pourront partir demain. »

 

Serge Papin : « Les vacances sont une promesse républicaine »

Dans un message adressé aux participants, le ministre Serge Papin a apporté un soutien appuyé à l’initiative.

Il a d’abord rappelé une réalité préoccupante : 14 % des Français ne partent jamais en vacances.

« Ne pas partir, ce n’est pas seulement renoncer à un moment de détente. C’est renoncer à un espace de construction personnelle, à un temps de respiration familiale, à une ouverture au monde. C’est renoncer à ce qui fait grandir, à ce qui relie, à ce qui émancipe. »

Pour le ministre, la fondation incarne une nouvelle manière de construire la solidarité.

« Je pars, tu pars, il part porte une vision : celle d’une société qui fait de la solidarité un moteur d’innovation. »

Il a salué l’objectif de 8 000 bénéficiaires en 2026, rappelant qu’un séjour représente bien davantage qu’un simple départ.

« Pour ces 8 000 personnes, les vacances deviennent un levier d’insertion, de confiance et de dignité. »

 

Une politique sociale… et économique

Serge Papin a également souligné que l’accès aux vacances constitue un enjeu majeur pour la société française.

« L’accès aux vacances n’est pas un supplément d’âme. C’est une politique de cohésion nationale, une politique de santé publique, une politique d’égalité. Au fond, une promesse républicaine pour tous les Français. »

Le ministre a enfin rappelé le poids économique considérable du secteur.

« Le tourisme représente 8 % du PIB français, 222 milliards d’euros de consommation et près de deux millions d’emplois. Chaque départ en vacances, c’est un territoire qui vit, une entreprise qui travaille et un emploi qui se consolide. »

Avant de conclure par un engagement clair :

« Vous pouvez compter sur moi pour faire de l’accès aux vacances un pilier assumé de notre politique sociale et pour soutenir tous ceux qui refusent que le droit au repos devienne un marqueur d’inégalité. Continuons ensemble pour que demain chacun puisse dire : “Je pars”. »

 

Par son engagement, la fondation ‘’Je pars, tu pars, il part’’ démontre que le tourisme peut être un puissant vecteur de solidarité. Derrière chaque séjour offert, ce sont des enfants qui découvrent la mer pour la première fois, des familles qui retrouvent des moments de partage et des professionnels du tourisme qui donnent un sens supplémentaire à leur métier. Une illustration concrète d’une filière capable de transformer la générosité collective en véritables vacances pour ceux qui en étaient jusque-là privés.

 

La soirée se termine par une vente aux enchères, aux profits de l’association. Parmi les lots, rapportons celui du maillot du PSG signé par les 18 joueurs du Paris Saint Germain.

Savez-vous qui l’a emporté ?

Vous ne devinez pas ?

Allons, mais oui, bien sûr, c’est, c’est, c’est …. Christian Sabbagh !

Tout souriant et bien content de l’avoir ‘’soufflé’’ aux autres prétendant, mais surtout heureux, dit-il : « de pouvoir offrir des vacances aux enfants qui vont avoir le bonheur de vivre cette belle parenthèse enchantée qu’apportent les vacances ».

Merci, Christian, pour l’association et ces enfants qui vont pouvoir partir.

 


 

 

Auteur

  • Chantha Chea
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