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À Taiwan: quand la haute gastronomie devient une expérience de voyage

À Taiwan: quand la haute gastronomie devient une expérience de voyage

Crédit photo @A

Parmi les tables doublement étoilées du Guide Michelin, deux adresses illustrent avec éclat cette idée que la gastronomie peut être bien plus qu’un simple repas : A (Taipei) et Eika. Deux restaurants, deux philosophies, deux univers radicalement différents, mais une même exigence d’excellence.

 

A : la haute gastronomie comme une maison loin de chez soi

Niché en haut d’un immeuble, en plein cœur de Taipei, non loin de l’iconique Taipei 101, A (Taipei) se mérite. On y accède par un ascenseur, comme un sas de transition. Lorsque les portes s’ouvrent, le tumulte de la ville disparaît pour laisser place à un univers presque irréel : une lumière blanche, claire, enveloppante, des volumes épurés, une atmosphère apaisante.

Le lieu se déploie en deux espaces distincts : la salle principale, où se déroule le repas, et un salon plus intime, où l’on prolonge l’expérience autour d’un café ou d’un thé.


@A

Tout est pensé pour ralentir, pour respirer, pour savourer.

Les assiettes, sublimes, ont été spécialement dessinées pour le restaurant. De véritables objets d’art, en parfaite résonance avec cette esthétique presque muséale. Ici, chaque détail est une intention.


@A

Mais ce qui frappe le plus, au-delà du décor, c’est l’humain.

Dans un univers gastronomique parfois intimidant, A se distingue par une gentillesse rare, presque bouleversante. Mention spéciale à Vanessia, Indonésienne ayant étudié à Lyon, qui accueille les convives français dans leur langue avec une douceur infinie. Dans un pays où personne ne parle français, être compris, accompagné, rassuré, procure ce sentiment précieux en voyage : celui d’être “à la maison”.

Tout le personnel parle couramment anglais, bien sûr. Mais chacun sait que tous les voyageurs français n’ont pas le même niveau de maîtrise de cette langue. Ici, cette réalité est prise en compte avec une attention sincère.

Autre particularité notable : le chef Alain Huang lui-même vient parfois présenter ses plats en salle. Il ne parle pas couramment français, mais son parcours dans les cuisines françaises lui a donné une maîtrise fine du vocabulaire gastronomique. Il sait expliquer une cuisson, une sauce, une technique, une intention. Pour les convives français, c’est profondément rassurant : ils savent ce qu’ils mangent, ils comprennent, ils entrent dans l’histoire.


@Juliette Baron

Une cuisine née du voyage, pensée pour transmettre


@A

Formé à la gastronomie française et nourri par ses expériences en Europe et en Asie, le chef Alain Huang (@alainh001) a bâti sa cuisine sur un socle rigoureux, enrichi par une ouverture permanente. Son parcours culinaire est une véritable carte de l'excellence internationale : de la précision chirurgicale du restaurant Jonas en Suède aux salles classiques et emblématiques du Parc Les Crayères ( 2 étoiles) à Reims, en France. À son retour à Taïwan, Huang a passé sept ans comme chef exécutif du restaurant RAW aux côtés du chef André Chiang, où il a joué un rôle déterminant dans l'obtention et le maintien de ses deux étoiles avant sa fermeture en 2024. En 2023, il a lancé le restaurant A , qui a décroché une étoile Michelin en quelques mois et a rapidement accédé à deux étoiles Michelin en 2025 .

 

« Pour moi, la quête des étoiles n’est pas une fin, mais une mission quotidienne. Tout repose sur la constance : le service, les détails, la précision, chaque jour. » Il voit la cuisine comme une transmission. À Taïwan, il n’a pas voulu se contenter de reproduire une gastronomie française de haut niveau. Il a souhaité former ses équipes à une véritable culture culinaire : organisation, narration, saisons, gestes, philosophie.

« Je voulais leur montrer comment on travaille en France : comment on prépare un plat, comment on construit un menu, comment on pense une expérience dans son ensemble. »

Son objectif est clair : permettre à ses équipes de comprendre non seulement les techniques, mais aussi l’âme de la gastronomie française. « Je veux qu’ils puissent, un jour, aller en France et ne pas se sentir perdus. Qu’ils comprennent déjà cette culture. »

Cette logique se retrouve dans sa philosophie personnelle, qu’il nomme “continomique” : une cuisine en perpétuelle évolution, nourrie par la vie, les saisons, les rencontres et le mouvement du monde.

 

Une table pensée pour les voyageurs français

Les voyageurs français figurent parmi les visiteurs internationaux les plus fidèles du restaurant. Ils y trouvent un équilibre subtil entre familiarité et découverte.

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@Juliette Baron

« Notre cuisine est fondée sur des bases françaises, avec une touche asiatique et une palette d’influences internationales. » C’est précisément ce pont qui séduit : une structure connue, des repères rassurants, mais une interprétation nouvelle, profondément taïwanaise. Les desserts occupent une place essentielle. Le chef y marie textures asiatiques, fruits rares et thés taïwanais, avec la rigueur de la pâtisserie française. Le résultat est léger, précis, visuel, sans jamais être démonstratif.

L’expérience est pensée comme un voyage de plusieurs heures, sans précipitation. « Un repas gastronomique est un voyage. Il ne doit jamais être pressé. »

Message du chef pour les agences de voyages : « Taïwan s'est imposé   comme une destination gastronomique de renommée mondiale. Aux agents français : vos clients exigent l'excellence, et A est conçu pour surpasser leurs attentes. En nous intégrant à vos itinéraires, vous offrez à vos clients une immersion exclusive au cœur du Taïwan moderne, sous l'égide d'un des chefs les plus respectés de l'île. Nous sommes le choix idéal, à la fois sûr et spectaculaire, pour vos clients VIP. »

 

Deux étoiles, deux façons de vivre Taipei à table

Si A offre une lumière presque céleste, Eika propose une intimité presque secrète.

À quelques minutes de marche d’un grand night market animé, Eika se cache dans une petite rue du quartier historique de Datong. On n’imaginerait jamais trouver une table doublement étoilée à cet endroit. Et c’est précisément ce qui fait tout son charme.


@Juliette Baron

Là où A domine la ville depuis les hauteurs, Eika se glisse discrètement dans le tissu urbain, presque comme un secret bien gardé. Sa façade est sobre, presque invisible. À l’intérieur, l’ambiance est minimaliste, épurée, zen. La cuisine ouverte permet d’observer le travail précis du chef et de son équipe, dans un silence presque méditatif.


@Juliette Baron

Ici, l’expérience est d’une autre nature : plus introspective, plus contemplative. La cuisine japonaise contemporaine y est mise à l’honneur, avec une attention particulière portée aux produits de la mer, ultra-frais, parfois rares, souvent inconnus des palais occidentaux. Chaque plat est une exploration, un récit, une invitation à découvrir autrement.


@Juliette Baron

L’autre particularité d’Eika, c’est son environnement immédiat. À la sortie du restaurant, l’effervescence d’un night market s’impose. Stands, odeurs, lumières, street food : une promenade digestive aussi vivante qu’authentique, qui permet de passer d’un univers feutré à l’énergie brute de Taipei en quelques pas.


@Juliette Baron

Deux visions, une même excellence

A (Taipei) et Eika racontent deux facettes complémentaires de la haute gastronomie taïwanaise.
L’un est lumineux, enveloppant, presque céleste. L’autre est discret, introspectif, presque caché.

Mais tous deux racontent Taipei comme une destination gastronomique à part entière, capable de rivaliser avec les plus grandes capitales culinaires, tout en offrant quelque chose d’unique : une émotion, un ancrage, une expérience humaine.

 

Un argument fort pour les agences de voyages et tour-opérateurs

Avec A (Taipei) et Eika, Taipei affirme plus que jamais son statut de destination gastronomique majeure en Asie. Ces deux tables doublement étoilées offrent aux voyageurs haut de gamme bien plus qu’un simple dîner : une véritable immersion culturelle, émotionnelle et sensorielle. A séduit par son accessibilité, son accueil exceptionnel, sa lisibilité pour une clientèle européenne et son cadre spectaculaire, idéal pour une première approche de la gastronomie taïwanaise contemporaine. Eika, plus confidentiel, propose une expérience japonaise d’une extrême précision, dans un décor intimiste, parfaite pour les voyageurs en quête d’adresses secrètes et de découvertes pointues.

Autre atout non négligeable : les tarifs restent particulièrement accessibles comparés aux grandes tables gastronomiques françaises de même niveau. Pour de nombreux voyageurs, Taipei devient ainsi une opportunité unique de découvrir l’univers Michelin — parfois même pour la première fois — dans des conditions de confort, de créativité et de service exceptionnelles.
Intégrer ces restaurants dans un itinéraire, c’est enrichir un séjour d’une expérience mémorable, différenciante, et porteuse de sens, tout en offrant un excellent rapport qualité-expérience pour une clientèle premium.

 

 

 

Asie

Auteur

  • Juliette Baron
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