Hiver en métropole. Grisaille, vent, froid… et soudain, l’idée d’échapper à tout cela pour une île des Caraïbes s’impose avec le vol inaugural d’Air Caraïbes et sa nouvelle liaison directe entre Paris-Orly et Saint Martin Juliana
Avec la réouverture de la ligne Paris – Saint-Martin par Air Caraïbes, filiale du Groupe Dubreuil, le projet devient réalité. À bord, nous ne sommes pas seulement des passagers : nous entrons dans trois jours où ciel, mer et soleil se mêlent aux saveurs et aux sons de l’île. Une découverte qui restera gravée dans les mémoires.
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Le départ se fait dans l’effervescence du Terminal 4 de Paris. L’accueil chaleureux de l’équipe d’Air Caraïbes, presque familial, apaise immédiatement du tumulte urbain subi.
L’Airbus A330-200 nous attend et à peine installés, un groupe de gospel transforme le décollage en cérémonie. Les chants résonnent dans la cabine, les rires se mêlent à l’excitation des voyageurs et la grisaille métropolitaine s’efface derrière l’horizon.
À l’arrivée, le tarmac de l’aéroport Juliana s’illumine sous un soleil éclatant. Les pompiers célèbrent l’inauguration par un arrosage spectaculaire, tandis que la famille Dubreuil et les responsables locaux accueillent le premier vol avec chaleur et humanité. Ici, l’aviation retrouve un visage humain.
L’île s’ouvre ensuite, vibrante et luxuriante. Les bateaux quittent l’Anse Marcel et glissent sur une eau turquoise, reflétant collines et cocotiers. Oh ! Une pluie tropicale inattendue pourrait refroidir mais il n’en est rien : chaque goutte se transforme en caresse douce sur la peau.
L’escale à l’île de Pinel offre un déjeuner simple et raffiné, où poissons frais et fruits tropicaux se dégustent dans une nature intacte, protégée par le Conservatoire du Littoral. Le soir, le repas au Temps des Cerises mêle épices et herbes locales, accompagnant le coucher de soleil et le bruit apaisant des vagues. Cette fois l’immersion s’est transformée en une aventure sensorielle.
Mais il faut déjà songer au retour. Heureusement, le dernier jour révèle un spectacle unique. Sur la plage de la partie hollandaise, l’eau à la température si clémente invite à la baignade tandis que les gros porteurs s’arrachent à la pesanteur plus loin. L’expérience est fascinante, légèrement envoûtante.
Plus tard, un déjeuner à Grand Case au Lolo’s Rib Shack ponctue l’aventure : viandes et poissons grillés embaument les ruelles, tandis que les conversations s’animent autour de la chance de retrouver un vol direct vers cette île paradisiaque. C’est le « plus » qui fait la différence.
Le retour à Paris, via Pointe-à-Pitre et le nouvel Airbus A350, prolonge doucement la transition entre ciel et terre. À Orly, le contraste est saisissant : le froid métropolitain reprend ses droits, mais Saint-Martin continue de briller dans les souvenirs, rappelant que quelques jours suffisent à suspendre l’hiver.
