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E-Tourisme

Tourisme durable : que valent les tentatives de Booking ?

Publié le : 27.02.2019 I Dernière Mise à jour : 27.02.2019

La plateforme de réservation d'hébergements en ligne lancera son troisième programme d'accélération de start-up étiquetées "éco-tourisme" en mai prochain. Parmi les jurys, Livia Firth, une pointure de la mode et du développement durable.


 
 
Son nom est affilié au monde de la mode depuis plusieurs années. Aujourd’hui, c’est à celui du tourisme qu’il est également associé. Livia Firth, épouse du célèbre acteur Colin Firth, et surtout fondatrice et directrice artistique d’Eco-age, agence de conseil en développement durable, voit désormais sa marque mêlée à celle de Booking. Le titan de l’e-tourisme a annoncé le 26 février qu’elle sera l’ambassadrice de l’édition 2019 du programme Booking Booster.
 

Booking accompagne des start-up écolos

 
Booking Booster revient pour une troisième édition avec toujours comme objectif d’accompagner les start-up les plus prometteuses du secteur du tourisme durable. A ce titre, la numéro un d’Eco-Age rejoindra le jury d’experts Booking.com afin de sélectionner une poignée de jeunes pousses partageant des valeurs éco-responsables. Elles devront répondre à un cahier des charges bien précis, défini par Booking, comme le fait de mieux répartir les bénéfices et les retombées positives du tourisme, créer des opportunités économiques pour les femmes grâce aux technologies liées au voyage, promouvoir une croissance inclusive dans les communautés locales aux ressources limitées ou encore protéger l’environnement. Les dix start-up gagnantes pourront participer à un programme d’accélération de trois semaines qui se tiendra en mai prochain à Amsterdam, suivi d’un encadrement par des spécialistes Booking.com pendant une année entière. Si cette collaboration doit offrir une belle impulsion à des micro-entreprises à peine sorties de terre, elle doit permettre à Booking de plancher sur des projets innovants.
 
 
Avec cette nouvelle annonce, la plateforme aux 1,5 million de nuitées quotidiennes semble vouloir passer la vitesse supérieure en matière de tourisme durable. Outre Booking Booster, l’OTA multiplie les initiatives dans ce sens et cherche à développer des actions de bénévolat interne via par exemple le programme Booking Cares Labs et le fonds d’aide Booking Cares qui visent à préserver et mettre en valeur les destinations de la plateforme. Aussi, la société néerlandaise a été l’une des seules à produire une étude soulignant l’impact environnemental de l’économie touristique. Cette enquête publiée en avril 2018 et largement diffusée, montrait l’évolution d’un phénomène de niche devenu tendance sociétale. En effet, elle souligne que 87 % des sondés déclarent souhaiter voyager en limitant leur impact sur l’environnement, et 39 % autres affirment y parvenir.
 

Encore des efforts à fournir

 
Mais doit-on pour autant considérer la firme comme LE chantre du tourisme vert ? Savoir qu’une multinationale, leader de l’e-commerce se préoccupe de problématiques environnementales est plutôt réjouissant. Si le message est encourageant, dans les faits, l’OTA, de par son modèle économique basé sur une concurrence ardue des prix, ne privilégie pas comme il le prétend, le critère environnemental. Dans le dernier cahier des Tendances du Welcome City Lab, Laurent Bougras, directeur de la centrale de réservation FairBooking explique d’ailleurs ceci : « Si 60 % des consommateurs se considèrent comme engagés dans leur mode de vie et de consommation (…), les offres proposées par les géants du tourisme en ligne ne traduisent que rarement leur quête de sens ».
 
Or, un seul coup d’oeil sur le site de Booking suffit pour constater que le client souhaitant avant tout réserver un hébergement éco-responsable doit encore “se lever de bonne heure” pour le trouver. Les principaux filtres d’une recherche Booking se cantonnent au prix, à la localisation, et aux avis clients. Et s’il nous vient à l’idée de tenter une recherche en tapant le mot clé “écologique” ou “durable”, les résultats sont tout aussi maigres. Pourtant, Booking.com s’est associé à des organisations telles que Green Key, un éco-label de renommée internationale avec des critères d'attribution stricts. Reste pour l’heure à rendre les hébergements de ce type plus visibles et plus nombreux. A mettre tout simplement en pratique ces valeurs plus que louables. 

Auteur

  • Clotilde Costil

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