OUI.sncf entretient « l’esprit start-up »

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Accélérateur de start-up, programme d’intrapreneuriat, hackathons ; le site marchand de la SNCF n’en finit pas de s’imposer dans la culture de l’innovation entrepreneuriale. 

 

Le 25 janvier dernier, le site d’e-commerce OUI.sncf entamait une nouvelle rentrée pour son accélérateur de start-up, OUI Link . L’occasion également de dévoiler sa sixième promotion avec quatre start-up aux projets prometteurs. Toutes ont en commun d’avoir développé des solutions autour de la mobilité ou de l’expérience client, le fer de lance de OUI.sncf. Certaines sont plutôt au service de la mobilité durable, privilégiant le deux-roues. D’autres travaillent à la personnalisation d’un site ou d’une application en ayant recours à l’analyse comportementale par exemple. Déjà lancées sur le marché, ces start-up intègrent l’écosystème OUI.sncf pour, comme son nom l’indique, accélérer leur business model ou leur technologie. Pour cela, plus de 160 collaborateurs de la société OUI.sncf participent à des ateliers sur la base du volontariat, pour proposer leurs compétences aux start-up promues par OUI Link. Chaque jeune pousse peut bénéficier d’une aide à la carte, en fonction de ses besoins. « Nous proposons un accompagnement dédié pendant cinq mois, à hauteur de 30 ateliers d’une à deux heures. Si la start-up veut travailler sur une phase de l’appli ou sur la partie marketing, nous sollicitons nos collaborateurs experts sur ce sujet par exemple », déclare Lucie Pénicaud, directrice Innovation et Accélération à OUI.sncf.

 

Booster la créativité au sein de l’entreprise

 

« Le dispositif d’accélération de start-up est bénéfique pour ces petites entreprises car elles peuvent compter sur l’ensemble des compétences que nous pouvons avoir en interne. Il l’est aussi pour OUI.sncf puisqu’il nous invite à nous ouvrir à d’autres champs d’innovations, à travailler sur de nouveaux sujets », complète Lucie Pénicaud. Cette démarche de faire entrer l’univers des start-up dans l’écosystème OUI.sncf a inspiré un autre projet d’envergure, développé en interne : le programme d’intrapreunariat lancé en juillet 2018. « Nos collaborateurs se sont montrés très réceptifs et pertinents dans le cadre de OUI Link . C’est pourquoi nous avons décidé de présenter un programme dédié à notre structure, permettant à nos salariés de développer leurs propres idées, leur créativité… »

 

Dans une de leurs vidéos sur la culture de l’entrepreunariat au sein de OUI.sncf, Isabelle Lerin Basset, Directrice des Ressources Humaines, dit, en évoquant sa société, qu’elle a su « garder son âme de start-up« . Des hackathons ont donc été lancés dans le cadre de ce programme. Forts de leurs succès, ils ont permis à près de 240 collaborateurs de présenter 37 projets en accord avec les axes de développement de OUI.sncf. Deux dossiers ont finalement été retenus et sont aujourd’hui en phase d’incubation. L’un est basé sur la reconnaissance d’images pour proposer des destinations. L’autre est lié à l’étude des compétences au sein des entreprises : elle propose une plateforme qui s’adresse aux collaborateurs  qui s’appuie sur le feedback entre pairs en remerciant et en valorisant des comportements liés aux softs skills (des compétences liés au savoir-être, à l’intelligence émotionnelle). « Nous pensons que les start-up ont énormément à nous apporter et inversement », précise Lucie Pénicaud.

 

Des projets autour du MaaS

 

Une fois les cinq mois d’accompagnement terminés, OUI.sncf ne coupe pas totalement les relations avec ses start-up. Il y a un suivi, des échanges qui subsistent. Parfois même, certains “anciens élèves” reviennent pour des collaborations. C’est le cas de la start-up Jenji, qui automatise les notes de frais. Son utilisation devrait être intégrée sous peu sur le compte client pro du site OUI.sncf. Voilà pour le concret ou le futur proche. En matière de vision à plus long terme, la mise en place du MaaS (Mobility as a service) pourrait amener des collaborations plus pérennes avec certaines start-up, comme Felix, la nouvelle recrue de la sixième promo OUI Link. Elle propose un service de taxi en scooter électrique et sans émissions polluantes. Peut-être verrons-nous bientôt sur la plateforme multimodale OUI.sncf, un itinéraire partagé entre le train, la voiture, et le scooter propre ?

 

 

 

 

 

 

 

Lucie Pénicaud, directrice Innovation et Accélération à OUI.sncf

 

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