Etude Mazars : le MaaS redessine la mobilité de demain

i-tourisme

Dans le volet « offrir une expérience plus personnalisée » de l’étude Mazars sur la révolution de l’intelligence artificielle dans le secteur du tourisme, le rapport s’intéresse à ce que propose la SNCF en terme de transformation numérique. 

 

M.A.A.S. Quatre lettres qui sonnent bizarrement accordées à l’oreille et pourtant, dans le « MaaS » tout est question d’accord. En effet, ce concept qui signifie “Mobility as a service”, vise à rassembler sur une plateforme unique différents moyens de transports en un seul et même itinéraire, multimodal. Le consommateur n’a donc plus à se préoccuper de comment il se rend à tel endroit mais doit plutôt se poser la question de “où et quand il part”. Dans un secteur où des Uber, des Lime ou encore des réseaux de transports en commun se partagent le marché via diverses applications, le MaaS entend toutes les regrouper.

 

Une nouvelle application prévue pour le printemps 2019

 

C’est bientôt au tour de la SNCF de mobiliser ce nouvel outil au sein de sa filière e-voyage. Son président, Guillaume Pépy, avait annoncé pour la fin d’année 2018, l’arrivée d’un assistant personnel de mobilité capable d’assembler la totalité des offres, y compris celles de la RATP, de Transdev ou de BlaBlaCar. L’application, qui doit regrouper dans un abonnement unique l’accès illimité à différents services de transport, doit finalement naître au printemps prochain.

Nous sommes convaincus qu’une révolution importante se prépare au niveau des usages et de la « mobilité en tant que service », l’un des moyens les plus durables et réalisables de transformer l’industrie des transports”, explique Hervé Richard, directeur du programme « Mobility as a Service » (MaaS) à la SNCF.

Pour mettre à bien ce projet, la SNCF s’appuie sur des technologies performantes, tel que la communication en champ proche ou « NFC ». “Notre outil a vocation à poser les premières pierres du MaaS car il permettra aux voyageurs de conserver les billets achetés sur la carte SIM de leur téléphone portable. Ainsi, ils pourront effectuer un voyage fluide et utiliser leur téléphone en tant que billet, même si celui-ci est éteint.”, précise Jade Valliès, directrice du programme « NFC » à la SNCF. Ces nouveaux outils doivent répondre à différents défis : faire en sorte que la mobilité de demain soit plus durable (dans le monde, 30 % des
émissions de carbone sont dues à la mobilité) et adaptée aux attentes des voyageurs en fonction du type de trajet qu’ils doivent effectuer.

 

Dans un premier temps, il est nécessaire d’optimiser le trajet quotidien des clients qui se rendent au travail, afin qu’il ne soit plus source de stress. Pour les voyages sur de plus longues distances, la priorité est d’offrir une prestation plus personnalisée et confortable. Dans ce contexte, l’intelligence artificielle apparaît particulièrement appropriée. Pour convaincre les consommateurs d’opter pour une mobilité plus verte et partagée, il était donc nécessaire de leur proposer une offre attrayante et plus simple d’utilisation que les méthodes plus traditionnelles, à savoir la voiture individuelle.

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les dernières infos par E-mail.
Réagir à l'article

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *