Lonely Planet lorgne sur le marché touristique chinois

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Dans une interview accordée à un média américain, Luis Cabrera, le PDG de Lonely Planet a annoncé vouloir moderniser les canaux de diffusion du guide touristique, notamment pour toucher la cible asiatique. 

 

Présent lors du forum new yorkais Travel Disruption Summit le 22 mai dernier, le PDG de Lonely Planet, Luis Cabrera, s’est confié sur ses projets en matière d’innovation digitale pour son groupe, auprès du pureplayer Skift. Fraîchement nommé en février 2019, le nouveau leader du groupe d’édition avait tôt fait de présenter ses ambitions pour rafraîchir le guide de voyages. En effet, en trois mois, il a concentré ses efforts en faveur du support digital sans toutefois délaisser le livret traditionnel. Aujourd’hui, il confirme sa volonté de poursuivre la digitalisation de ses services et a annoncé à cette occasion mener un projet de recherche qui va dans ce sens afin d’adresser de nouvelles clientèles, à commencer par les jeunes générations et les touristes asiatiques. Pourquoi cette cible en particulier ? Parce que les régions orientales, et notamment la Chine, représentent la plus grande croissance de la clientèle de Lonely Planet ces dernières années.

 

En effet, d’après les derniers chiffres publiés dans un rapport 2018 Isearch sur le Tourisme online Chinois, les Chinois n’ont jamais autant voyagé à l’étranger que ces dernières années. Ainsi, ce marché qui ne représentait que 2 505 497 millions de dollars en 2013, enregistre une croissance régulière et se compte désormais en milliards (192 millards d’euros). En 2018, le nombre de voyages à l’étranger s’est élevé à 150 millions, soit 14,7% de plus par rapport à 2017. Aussi, les Millenials chinois suscitent l’intérêt des professionnels du tourisme comme Luis Cabrera. En effet, c’est l’une des tranches d’âge qui participe le mieux à cette croissance puisque les touristes Chinois nés après 1995 ont augmentés de 45% et représentent désormais 27% du marché, selon Fliggy, la plateforme de voyage en ligne du groupe Alibaba.

 

Une plateforme omnicanale et multifonctionnelle

Ainsi, Lonely Planet entend s’introduire là où se trouvent ces clients potentiels à savoir, sur différents médias prisés par les jeunes comme WeChat dont Luis Cabrera a fait mention. “La société souhaite exploiter WeChat”, l’application-fait-tout chinoise (elle propose une myriade d’options, allant de la classique messagerie au paiement de ses courses) utilisée par plus d’un milliard d’internautes du pays. Lonely Planet pourrait bien se renouveler dans la même veine. Cabrera voit en effet dans son guide 2.0 une application multifonctionnelle qui compile une série de “micro-services ». Un peu à la manière d’un programme MaaS qui regroupe en une même plateforme une pluralité de services de transport, Lonely Planet via son site ou son application proposera des fonctionnalités telles que la conciergerie par exemple. Le numéro 1 de Lonely Planet semble ainsi ne pas déroger à ses principes dictés lors de son entrée en fonction : « Je veux faire de la marque une plate-forme de voyage omnicanal tout en explorant de nouvelles opportunités commerciales adjacentes », avait-il déclaré en février dernier. Dans cet esprit, Cabrera souhaite créer des ponts entre ses guides, alimentés par des articles longs, et ses articles courts publiés au compte-goutte de l’actualité sur le site.

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