Cap Inde Asie Infiny : en tuk-tuk sur l’autoroute…

On le sait, l’Inde est le pays des extrêmes. Confirmation ce week-end. Après le charme et la sérénité d’Udaipur, le lendemain,  le trajet de 410 km vers Jaipur, la capitale du Rajasthan, a été pimenté par une panne du véhicule. L’occasion de vivre une expérience unique : celle du transport en tuk-tuk sur… une  autoroute ! A bord du tricycle motorisé, frissons garantis pour les dix passagers du famtrip « Cap Inde Asie Infiny ».

 

Le week-end a bien commencé. Lovée autour de lacs où se mirent  les monts Aravalli, Udaipur est considérée à juste titre comme la ville la plus romantique de l’Inde.  On songe à Venise. De l’eau, des ponts, des palais en marbre blanc. Posée à 570 mètres d’altitude, la « cité de l’Aube » concentre le meilleur autour du lac Pichola, un plan d’eau de 12 km2.

 

Udaipur, des palais princiers hôtels

Adossé à une paroi rocheuse surplombant le lac, le City Palace d’Udaipur est le plus grand du Rajasthan. Derrière 500 mètres de façade, plusieurs palais s’enchaînent, édifiés par les maharadjas entre le milieu du XVIe siècle et le début du XXe siècle. Les styles rajput et moghol imprègnent les salles meublées, décorées, riches de collections.

 

On sera tout aussi épaté par les résidences princières transformées en hôtels. Sous un grand soleil,  la découverte va crescendo. Au pied du City Palace, Fateh Prakash Palace et Shiv Niwas Palace, tous deux gérés par HRH Group of Hotels, ouvrent en grand sur le lac. Le second nous offre le couvert dans une symphonie de plats éblouissants. Même Thérèse, notre benjamine, 22 ans, qui n’aime pas le cumin finira son assiette  de riz. C’est dire.

 

Bateau privé et fontaines animées

A l’unanimité le coup de cœur de la journée revient au Taj Lake Palace, dont la silhouette d’un blanc éclatant se détache sur le lac. Edifiée au XVIIIe siècle l’ancienne résidence d’été des souverains d’Udaipur s’est muée en hôtel en 1960. Elle est gérée par le groupe Taj depuis 1971. N’y entre pas qui veut. Même pour accéder aux restaurants, il faut être résident. Forcément on se sent privilégié lorsque le bateau privé nous embarque, même pour une simple visite !

 

D’autres moments savoureux ponctuent la journée : le marché, pour faire le plein d’épices, la rafraîchissante visite de Sahelion Ki Bari, un parc jardin où des fontaines s’animent en frappant dans les mains. Ce lieu de plaisirs édifié entre 1710 et 1734, était destiné aux dames de la famille royale qui disposaient d’une piscine.

 

Aventures sans Hugo

Royale sera la croisière sur le lac, à bord d’un bateau rien que pour nous. Un passager manque à l’appel. L’adorable Hugo Do Nascimento, digne représentant du partenaire Jet Airways, doit regagner Paris.

 

Il n’accostera donc pas sur l’île Jagmandir où s’épanouit un palais du XVIIe. Ne dégustera pas le café frappé en terrasse. Ignorera le problème de clefs vécu à l’Ananta Spa & Resort par Hervé (Papin) qui a failli passer la nuit à la belle étoile. Mais surtout, Hugo sera privé de l’incroyable expérience vécue le lendemain.

 

Dimanche, la journée s’annonçait l’étape la plus longue du famtrip, avec 440 kilomètres à s’avaler. L’état des troupes est comme toujours, au plus haut. Mais 100 kilomètres avant  Jaipur, le minibus donne des signes de faiblesse. Par chance sur l’autoroute  le garage Tata- la marque du véhicule- est ouvert. Le verdict ne tarde pas : radiateur cassé, trois heures pour réparer.

 

À dix dans une coquille de noix

Sous les hangars, la chaleur est à peine supportable. Jamais à cours de ressources, Pankaj notre guide identifie un restaurant cinq kilomètres plus loin. Reste à le rejoindre. Et ce qui aurait pu paraître une grosse blague s’est révélée la voie de secours.

 

Un tuk-tuk  (tricycle à moteur) antédiluvien et son chauffeur tout sourire nous embarquent. On s’entasse à dix dans une coquille de noix – Hugo aurait été de trop. Et nous voici lancés à fond les ballons sur l’autoroute, confetti contre boulet de canon. Ça klaxonne. On nous fait de grands signes.

 

Même les automobilistes indiens n’en reviennent pas ! Les camions nous frôlent. Deux ambulances nous dépassent, est-ce un signe ? Sur le bas-côté une vache nous regarde, placide, (on est toujours sur l’autoroute !). L’ambiance à bord est délirante, entre rires explosifs et nervosité contrôlée. Arrivés à bon port, on se dit que, décidément, ce famtrip dispose d’un bon karma !

A bientôt, pour d’autres aventures…

 

Pour voir le début de cet éductour Asie Infiny-Jet Airways, lire aussi:

« Top Départ »,

« Un sacré choc» ,

« Les havelis, vous connaissez?»

« De bikaner à Jodhpur, bonheur!»

« Du grand art !»

 

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