Les aéroports britanniques vont bientôt s’équiper d’un système de contrôle en 3D

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Les aéroports devraient donc avoir recours à un équipement similaire aux scanners tomographiques utilisés dans les hôpitaux, dont la technique soumet l’objet analysé à un balayage de rayons X. Les images sont ensuite numérisées et reconstruites en images 2D ou 3D. En résumé, cette technologie doit fournir une image plus claire du contenu d’un sac, que le personnel peut zoomer et faire pivoter pour l’inspection et ainsi détecter les éventuelles substances explosives.

 

A l’heure actuelle, les passagers peuvent emmener avec leurs effets personnels en cabine des contenants n’excédant pas plus de 100 ml. Les récipients doivent alors être placés dans un sac plastique transparent et refermable d’environ 20 cm par 20 cm. Ces restrictions sont en vigueur depuis novembre 2006 en Union Européenne selon le décret EU VO 1546/2006. La même année, le gouvernement britannique avait purement et simplement interdit l’introduction des liquides dans la cabine lorsque la police britannique a annoncé avoir déjoué un complot visant à faire exploser jusqu’à 10 avions utilisant des explosifs dissimulés dans des bouteilles de boissons. Le décret européen avait alors permis de rétablir l’autorisation de ces liquides sous conditions au pays de l’Union Jack. Cependant, cette mesure a aussi contribué à augmenter les temps d’attente aux aéroports puisque les contrôles sont devenus de fait plus scrupuleux. Il était alors devenu nécessaire de se présenter obligatoirement deux heures avant l’heure de son vol.

 

Une réglementation européenne en vigueur depuis 2006

 

Avec l’arrivée de cette nouvelle technologie de visionnage des bagages, les contrôles devraient donc être plus rapides comme l’a annoncé le nouveau Premier ministre britannique, Boris Johnson. Ce dernier a déclaré que les scanners réduiraient les « tracas » pour les voyageurs et amélioreraient la sécurité. Outre les liquides, l’abandon de ces restrictions devrait éviter à plus d’un passager de retirer sa ceintures, ses chaussures, chaussettes et et de sortir ses ordinateurs portables.

 

« En rendant les voyages dans les aéroports britanniques plus faciles que jamais, ce nouvel équipement contribuera à renforcer le rôle vital que jouent nos aéroports pour assurer la position du Royaume-Uni en tant que plaque tournante mondiale du commerce, du tourisme et des investissements« , a-t-il ajouté.

L’aéroport londonien d’Heathrow a ainsi révélé qu’il dépenserait 50 millions de livres sterling pour déployer cette technologie au cours des prochaines années. Il sera alors le premier aéroport du Royaume-Uni à installer l’équipement, qu’il teste depuis 2017, avant que d’autres aéroports britanniques et internationaux ne le suivent. La technologie est déjà utilisée par les aéroports américains, notamment Hartsfield-Jackson à Atlanta et O’Hare à Chicago. Aucune annonce n’a été faite outre-Manche, côté français.

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