Start-up : L’Open Tourism Lab encourage le tourisme d’itinérance

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L’accélérateur de start-up donne le coup d’envoi de son programme d’expérimentation le 8 juillet prochain, sur le thème du tourisme d’itinérance. Quatre start-up qui valorisent le patrimoine local à travers des solutions innovantes, ont été sélectionnées. 

 

Entre l’impact du transport aérien sur le climat et la crise de l’overtourisme, le secteur est appelé à changer de régime, à ralentir. De plus en plus de voyageurs se disent adeptes du slow tourisme quand d’autres font la course au nombre de kilomètres avalés durant leur road trip. Le slow tourisme, cet art de prendre son temps pour visiter un lieu, invite à consommer plus local, à favoriser des transports moins polluants. Elle privilégie également l’itinérance douce (tourisme fluvial, à vélo, à pied ou à cheval…) et des hébergements permettant une proximité avec la nature et les habitants des territoires visités.

Le premier programme d’expérimentation de l’Open Tourism Lab s’inscrit dans cette perspective. L’accélérateur de start-up basé à Nîmes enrichit son offre de services et envoie désormais des start-up sur le terrain à travers ce programme, thématisé sur le tourisme d’itinérance. Quatre jeunes pousses ont été sélectionnées pour intégrer ce programme qui doit s’ouvrir avec la saison estivale, une période propice à la mise en pratique puisque soumise à une forte affluence.

Elles pourront expérimenter leur solution sur des terrains pré-identifiés et inciter par la suite la population locale ou extérieure à découvrir ou redécouvrir ce territoire. L’idée de ce projet est partie d’un constat : les touristes sont de plus en plus prompts à rechercher des nouveaux modes de déplacement (autopartage, covoiturage…), en accord avec des solutions innovantes (véhicule autonome et connecté, transports électroniques, applications mobile…). Cette mobilité douce et durable s’accompagne d’une appétence pour la découverte des richesses locales. Ces nouvelles trajectoires pour le tourisme doivent convaincre les acteurs locaux notamment d’entamer des stratégies d’itinérance.

 

Redécouvrir sa région

 

A ce titre, le programme d’expérimentation d’Open Tourism Lab s’entoure de plusieurs partenaires régionaux du quart sud-est : le Département du Gard, le PETR Garrigues Costières, le Pont du Gard. Ce dernier acteur n’est pas là par hasard. La toute première expérimentation se déroulera en effet le 8 juillet prochain au pied du site romain, entre Uzès et Nîmes. Le directeur du département, Denis Bouad, a d’ailleurs rappelé les objectifs de cette expérimentation : « l’objectif est de soutenir le développement d’innovations en faveur du tourisme et particulièrement de favoriser l’itinérance et le renvoi des flux touristiques entre les différentes destinations qui composent le Gard« . A ce titre, le département se prête particulièrement au tourisme d’itinérance puisqu’il est parcouru par de nombreuses voies de découverte, pour beaucoup, avec une empreinte historique forte.

Pixgrim, la première start-up propose des circuits découvertes axés sur la photographie. Cirkwi offre à l’utilisateur de créer un itinéraire personnalisé « multimodal » afin de sortir des sentiers battus. Influobook donne de l’information touristique en temps réel selon les schémas narratifs actuels (jeux vidéos, storytelling). Enfin, Explorama, la première start-up à suivre le  programme d’expérimentation le 8 juillet prochain, permet d’explorer le territoire à travers des un jeu sur smartphone.

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