Avec le nouvel assistant de mobilité, la SNCF rapproche les territoires

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Promis pour le début de l’été, le nouvel assistant de mobilité vient d’être dévoilé par la SNCF qui affiche pour ambition de transformer les usages de la mobilité, notamment au cœur des territoires. 

 

Il était annoncé depuis plusieurs mois déjà et s’est fait attendre. Le nouvel assistant de mobilité de la SNCF a été présenté mardi 18 juin dans les locaux du Ground Control, une halle industrielle branchée, à deux pas de la gare de Lyon à Paris, en présence de Guillaume Pépy, patron de la SNCF, d’Alexandre Viros, directeur général d’e-voyageurs et de nombreux partenaires appartenant au secteur des transports. Hasard du calendrier, cette plénière s’est déroulée alors même que les députés de l’Assemblée nationale étaient en train d’adopter la loi d’orientation sur les mobilités, un texte qui accompagne la transformation des usages. D’après Guillaume Pépy, “l’assistant de la SNCF est un service concret qui va justement faciliter le droit à la mobilité”. En clair, il s’agit de l’application de la SNCF, en version améliorée.

 

En route vers le MAAS

 

Aujourd’hui, l’appli SNCF se trouve dans le smartphone de 13 millions de personnes et compte environ un million de recherches par jour. Sa fonction standard s’en tient à informer et guider l’utilisateur sur les itinéraires et les horaires de trains. En devenant un assistant de mobilité, l’application veut aller plus loin. Elle intègre le concept de “MAAS” et propose un éventail de solutions de transports, autres que le train (métros, bus, tramway, vtc-taxi…). Cette plateforme multimodale arrive à un moment clé : depuis les cinq dernières années, la France rencontre une explosion du nombre d’offres de mobilité. Dans le même temps, les moyens traditionnels de transport sont encore fortement plébiscités. La voiture reste en effet en tête avec 82% des trajets effectués et seulement 1,5 utilisateur par véhicule.

Rien n’avait encore été pensé pour rassembler trottinettes électriques, taxis, métros, bus, en un seul et même lieu de réservation. Pour Joël Hazan, directeur au Boston Consulting Group, “le MAAS est le chaînon manquant qui va donner de la cohérence pour utiliser au mieux les innovations de transport”. Ainsi, la SNCF s’associe à une pléiade d’acteurs, plus ou moins récents, tels que la RATP pour le service de transports parisiens, Blablalines, l’appli de BlaBlaCar pour le covoiturage domicile-travail, Karhoo, une start-up spécialisée dans l’offre de taxis, Felix, le taxi moto en scooter électrique, Uber et sans oublier les trottinettes électriques… Plus qu’un simple agrégateur de contenus, l’assistant a l’avantage d’offrir des prix attractifs.

 

Une solution de paiement innovante et sécurisée

 

Outre la recherche d’itinéraires multimodaux, l’assistant intègre aussi une solution de paiement unique, centralisée et sécurisée. Cette solution est le fruit d’un partenariat entre la SNCF et la banque de financement Natixis. Grâce à un compte unique, l’utilisateur peut réserver et payer facilement sur tous les modes de transport appartenant ou non à la SNCF. Il lui est désormais possible d’acheter et de valider son ticket de transport grâce à la technologie NFC “sans contact”. Autre nouveauté, l’assistant vocal. Celui-ci doit faire apparaître des trajets personnalisés, sur commande vocale. La personnalisation fait d’ailleurs partie des axes majeurs du nouvel outil numérique avec la gestion des favoris, des adresses préférées, la synchronisation des contacts… L’expérience client se veut « sans coutures », comme l’indique Alexandre Viros. Par exemple, pour un trajet perturbé entre Châtelet à La-Défense à Paris, l’appli doit identifier si ces perturbations vont personnellement impacter l’utilisateur selon son profil.

 

La première version de l’assistant n’est pour l’instant disponible qu’à Strasbourg. A terme, 500 villes en France devraient être couvertes. Si l’objectif premier est de simplifier la mobilité et de la rendre plus propre, le MAAS doit permettre de décloisonner les territoires et mieux les connecter entre eux. Il doit aussi inciter les citoyens à abandonner leur mobilité individuelle au profit d’une mobilité collective. Le tout, dans une logique de respect de la loi RGPD. « C’est un outil national avec une priorité aux solutions locales » résume Guillaume Pepy.

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