SITA : Plongée dans l’aérien de 2025

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Dans six ans, l’industrie du transport aérien sera impactée par le nombre croissant de voyageurs technophiles et proposera un parcours presque exclusivement numérique. 

 

Il sera bientôt inutile de se rendre plus de deux heures en avance à l’aéroport. Dans son nouveau livre blanc, SITA, le fournisseur de solutions informatiques et de communication pour l’industrie du transport aérien, imagine les voyages en avion du futur, du moins d’un futur relativement proche. Les prévisions de l’organisation internationale s’arrêtent à 2025. A cette date, la SITA prévoit que nous empruntions un véhicule autonome pour gagner l’aéroport, que nous passions les contrôles de sécurité sans sortir notre passeport ou notre carte d’embarquement, « obsolètes » depuis l’arrivée des jetons d’authentification biométriques.

De fait, en moins de dix ans, il se pourrait que l’industrie de l’aérien se transforme radicalement en matière de nouvelles technologies. L’initiateur de ces transformations ne serait autre que le passager lui-même. Dans dix ans, la majorité de la population mondiale sera issue d’une génération post-numérique. Celle qui a quasiment grandi un téléphone portable greffé dans la main. Alors même que les objets connectés s’imposent dans notre quotidien, le secteur du voyage est forcé de s’adapter aux nouvelles attentes des clients. Les décideurs IT des aéroports et compagnies aériennes doivent donc enrichir leur offre en tenant compte du nombre grandissant de voyageurs technophiles, dont l’exigence en matière de services numériques est proportionnellement croissante.

 

Un comportement « mobile first »

Parmi les nouveaux usages essentiels, le passager de 2025 aura avant tout un comportement « mobile first », c’est-à-dire qu’il utilisera en priorité son smartphone pour gérer son voyage de A à Z. Une fois prise en compte, cette information obligera les entreprises à adapter leurs structures avec de nouveaux systèmes numériques (mettre à jour le parcours mobile par exemple). La connexion sera suffisamment puissante pour supporter ces nouveaux flux. Les aéroports auront une approche multi-réseaux performante, donnant accès à la fois aux réseaux mobiles (4G et bientôt 5G) et au Wi-Fi. Les compagnies tentent déjà de réduire le coup du Wi-Fi en vol, certaines offrant même un accès gratuit. Quant à la 5G, les passagers pourront se connecter à ces réseaux à grande vitesse en plein vol.

 

De l’autonomie et de la fluidité dans le déplacement

 

Par ailleurs, le passager demandera plus d’autonomie dans le déplacement, déplacement qui devra aussi être plus fluide et unifié. En effet, la planification d’un voyage nécessite encore de jongler entre différents organismes, applications, et documents s’y rattachant. En 2025, l’application de la norme NDC aidant, toutes les parties prenantes du voyage auront pu s’associer pour proposer une expérience voyage de bout en bout. Pour ce faire, les aéroports donneront accès aux développeurs internes et externes à leurs API et à leurs données.

 

Une sécurité optimisée grâce au biométrique

 

L’autre aspect sur lequel le passager sera intransigeant est la sécurité. C’est aujourd’hui le nerf de la guerre dans l’organisation d’un aéroport. Tout le timing est calculé en fonction de cet élément. Les innovations technologiques en matière de sécurité devraient fluidifier et accélérer l’étape des contrôles. D’ici 2025, les identifiants numériques devraient proliférer, passant de 1,7 milliards en 2019 à 5 milliards en 2024 selon la SITA. Qui dit fluidité du parcours dit aussi meilleure satisfaction client. En 2018, près du quart des passagers sont passés par des portes électroniques de contrôle avant de monter dans leur avion, ils ont ainsi été 2,2% plus satisfaits que ceux qui embarquent avec l’aide d’un agent. D’ici 2021, 70% des compagnies aériennes auront prévu d’investir dans des solutions d’identification biométriques. La question de la collecte des données personnelles est l’autre aspect sécuritaire sur lequel devra se pencher l’industrie aérienne. SITA fait d’ailleurs partie de ceux qui travaillent avec la Fondation Sovrin qui utilise la blockchain afin de sécuriser le partage de données personnelles.

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